Re: Syndrôme polymalformatif : qui est dans ce cas ?
Posté : 13 avril 2026, 23:13
Coucou les filles !
J’ai mis un peu de temps avant de revenir vers vous, je suis désolée, j’en avais besoin.
J’ai accouché il y a un mois, le 13 mars, de notre petit bébé à 16 SA. Tout s’est très bien passé, et à vrai dire c’est une journée dont je garde un bon souvenir (je n’aurais jamais pensé dire ça !).
J’ai été hospitalisé la veille au soir pour la pose de dilapan, on m’avait déjà donné un comprimé la veille qui avait
bien fait son effet car mon col était déjà mou. J’ai dormi à l’hôpital la nuit, et en me réveillant le dilapan est tombé, donc j’étais déjà ouverte à un doigt.
À 8h30 j’ai eu droit à la choriocentese que je n’avais pas pu avoir avant, car selon eux les analyses sont plus fiables en antenatal qu’en post natal. Ça, c’était le pire moment de ma vie je crois. Sachant que le travail avait déjà commencé (j’avais des petites contractions depuis le réveil), en passant à travers la paroi de l’utérus il s’est violemment contracté et n’a plus jamais cessé. Je suis montée - à pied, je ne sais même pas comment j’ai fait - jusqu’à la salle d’accouchement, je ne me souviens même plus m’être installée ni ce que la sage-femme me disait tellement j’avais mal. J’ai demandé la péridurale directement et lorsque l’anesthésiste l’a posée j’ai fait un gros malaise avec une tension à 6/4, c’était trop d’émotions à la suite
mais une fois perfusée et soulagée par la péridurale, tout allait BEAUCOUP mieux. Au final, notre petite Elio est née à 10h47 il y a aujourd’hui 1 mois tout pile
j’ai finalement voulu la voir (mon conjoint non), et je ne regrette pas, c’était important pour moi de voir que cette grossesse avait vraiment existé et que mon bébé était bien là. Elle faisait la taille de ma main et était toute légère, le retard de croissance était vraiment très important. L’équipe nous a fait des souvenirs avec ces fameuses traces de petits pieds, je trouve que c’est la plus belle preuve de son existence qu’on pourrait avoir, j’étais trop heureuse de repartir avec un souvenir d’elle.
La prise en charge a été douce du début à la fin, j’ai vraiment eu le sentiment d’être soignée comme une femme enceinte qui accouche et ça m’a vraiment apaisée le coeur.
Suite à l’IMG, la chute des hormones a été vraiment rude, mais heureusement rapide, je n’ai fait que pleurer pendant 5 jours puis plus rien depuis. J’ai ovulé 2 semaines plus tard (je ressens l’ovulation), et je devrais donc avoir mes règles cette semaine si tout va bien.
Aujourd’hui, on avait le rdv pour les résultats génétiques : il s’avère que c’était une triploïdie maternelle, donc vraiment la faute à pas de chance. Un de mes ovocytes s’est mal divisé, et contenait déjà 46 chromosomes à lui tout seul. Résultat, notre petite biche avait 69 chromosomes, bien trop pour un si petit corps. Bref, j’ai envie maintenant de clôturer ce triste chapitre et de regarder la suite avec plein d’espoir.
Au final ce parcours semé d’embûches nous rappelle à chaque instant ce qui est important et ce qui l’est moins. On a pu mesurer l’importance d’être bien entourés, la force de notre couple. On apprend la patience, la tolérance, le respect, la résilience, des valeurs très importantes dans la vie. On a découvert que ce qui ne nous tue pas nous rend réellement plus forts. On s’est rappelé la chance qu’on avait d’être en bonne santé et d’avoir des proches exceptionnels qui nous apportent un soutien immense. Et je pense que c’est ça le plus important.
Je vous souhaite vraiment un beau bébé en pleine santé, prenez soin de vous !
J’ai mis un peu de temps avant de revenir vers vous, je suis désolée, j’en avais besoin.
J’ai accouché il y a un mois, le 13 mars, de notre petit bébé à 16 SA. Tout s’est très bien passé, et à vrai dire c’est une journée dont je garde un bon souvenir (je n’aurais jamais pensé dire ça !).
J’ai été hospitalisé la veille au soir pour la pose de dilapan, on m’avait déjà donné un comprimé la veille qui avait
bien fait son effet car mon col était déjà mou. J’ai dormi à l’hôpital la nuit, et en me réveillant le dilapan est tombé, donc j’étais déjà ouverte à un doigt.
À 8h30 j’ai eu droit à la choriocentese que je n’avais pas pu avoir avant, car selon eux les analyses sont plus fiables en antenatal qu’en post natal. Ça, c’était le pire moment de ma vie je crois. Sachant que le travail avait déjà commencé (j’avais des petites contractions depuis le réveil), en passant à travers la paroi de l’utérus il s’est violemment contracté et n’a plus jamais cessé. Je suis montée - à pied, je ne sais même pas comment j’ai fait - jusqu’à la salle d’accouchement, je ne me souviens même plus m’être installée ni ce que la sage-femme me disait tellement j’avais mal. J’ai demandé la péridurale directement et lorsque l’anesthésiste l’a posée j’ai fait un gros malaise avec une tension à 6/4, c’était trop d’émotions à la suite
La prise en charge a été douce du début à la fin, j’ai vraiment eu le sentiment d’être soignée comme une femme enceinte qui accouche et ça m’a vraiment apaisée le coeur.
Suite à l’IMG, la chute des hormones a été vraiment rude, mais heureusement rapide, je n’ai fait que pleurer pendant 5 jours puis plus rien depuis. J’ai ovulé 2 semaines plus tard (je ressens l’ovulation), et je devrais donc avoir mes règles cette semaine si tout va bien.
Aujourd’hui, on avait le rdv pour les résultats génétiques : il s’avère que c’était une triploïdie maternelle, donc vraiment la faute à pas de chance. Un de mes ovocytes s’est mal divisé, et contenait déjà 46 chromosomes à lui tout seul. Résultat, notre petite biche avait 69 chromosomes, bien trop pour un si petit corps. Bref, j’ai envie maintenant de clôturer ce triste chapitre et de regarder la suite avec plein d’espoir.
Au final ce parcours semé d’embûches nous rappelle à chaque instant ce qui est important et ce qui l’est moins. On a pu mesurer l’importance d’être bien entourés, la force de notre couple. On apprend la patience, la tolérance, le respect, la résilience, des valeurs très importantes dans la vie. On a découvert que ce qui ne nous tue pas nous rend réellement plus forts. On s’est rappelé la chance qu’on avait d’être en bonne santé et d’avoir des proches exceptionnels qui nous apportent un soutien immense. Et je pense que c’est ça le plus important.
Je vous souhaite vraiment un beau bébé en pleine santé, prenez soin de vous !