Bonjour à tous.tes et, par avance, je m'excuse si ce message n'est pas à propos, s'il est maladroit...
J'ai perdu mon bébé en décembre dernier, j'ai raconté notre histoire sur ce forum dans de précédents messages. Aujourd'hui, avec mon conjoint, nous désirons nous relancer dans cette grossesse d'après. Cela fait 4 cycles que nous "essayons", depuis juin. J'ai passé un été très difficile, ponctué de crises d'angoisse que je n'avais pas connues auparavant, liées en partie aux canicules mais je pense surtout que c'était le vase des émotions et angoisses qui débordait.
Pour notre premier bébé, nous n'avons pas connu d'attente puisqu'il est arrivé dès le 1e ou 2ème cycle. C'est donc tout naturellement qu'en juin, lorsque nous avons repris les rapports non protégés, je me suis dit que je serais enceinte. Quelle désillusion! Juillet, août, septembre tout pareil... Le retour des règles est un tsunami de déception et de désespoir. Cela crée d'autant plus d'angoisses car je ne peux m'empêcher de penser à des scénarios catastrophe du style "si ça ne marche pas c'est que mon corps n'est plus capable" ou "il y a forcément quelque chose qui ne va pas". Je sais pourtant qu'avoir un bébé n'est pas toujours si rapide et si simple, mais je ne contrôle pas ces pensées-là, et j'arrive parfois à les relativiser et me dire que le délai est encore largement raisonnable.
Cette attente devient vraiment difficile à gérer pour moi, et pour le moment ce n'est vraiment pas la grossesse en elle-même que j'appréhende mais juste le fait de tomber enceinte.
J'aimerais pouvoir échanger avec des personnes dont la situation est similaire, ou qui sont passées par cette attente, par ces questionnements, éventuellement ces angoisses... Qu'avez-vous fait pour gérer l'attente ? Avez-vous trouvé un accompagnement / des "soins" qui vous ont aidé ?
Je vous remercie
Valentine
L'attente du bébé d'après...
Re: L'attente du bébé d'après...
Bonsoir Valentine,
Je t'envoie plein de courage dans ces moments si compliqués.
Lors de ma première grossesse, j'avais mis 3 mois à tomber enceinte sans forcément faire de gros essais. Pour la deuxième et la troisième, ça avait fonctionné au premier cycle.
Mais après ma grossesse arrêtée et le curetage d'avril, j'ai eu des cycles un peu déréglés. Différents. Je n'avais plus autant de symptômes d'ovulation. Nous avons relancé les essais en mai, ça n'a rien donné. J'étais très abattue. Le SPM était aussi plus violent que jamais. Je me sentais tellement déprimée, découragée et abattue. J'avais l'impression qu'il y avait une montagne à gravir devant moi : d'abord réussir à tomber enceinte et ensuite, réussir à avoir un bébé vivant après avoir vécu deux fois la faute à pas de chance.
J'avais aussi très peur que le curetage ait laissé des séquelles. Le ressenti de mes deux premiers cycles était tellement différent. Ma gynéco m'a dit par la suite que c'était "normal" vu que la fausse couche était quand même tardive. Il fallait que mon corps s'en remette.
Pour me rassurer, j'ai acheté des tests d'ovulation. Je voulais avoir des "preuves" que mon corps semblait encore fonctionné. J'ai pu voir le pic LH. Ça m'a un peu rassurée.
Le cycle de juin n'a rien donné. J'ai été assez abattue. Mes règles sont arrivées pour l'anniversaire de mon filleul. J'avais le cœur très lourd. Fin juin, j'avais acheté un doudou pour me porter chance, en me disant que ce serait pour mon futur arc-en-ciel.
J'ai de nouveau vérifié mon ovulation en juillet grâce aux tests. Ça me faisait du bien de voir que mes "symptômes" correspondaient aux tests positifs. J'ai eu le sentiment de reconnaître mes cycles habituels. Et puis, fin juillet, j'ai eu mon test de grossesse positif.
Le besoin viscéral de tomber enceinte est tellement difficile à vivre. L'attente. L'espoir du test positif. La déception quand les tests sont négatifs et que les règles arrivent.
C'est normal de mal le vivre. Vraiment.
Mais il faut garder espoir.
Je te souhaite de tout cœur un beau positif bientôt et un petit arc-en-ciel pour 2027.
Je t'envoie plein de courage dans ces moments si compliqués.
Lors de ma première grossesse, j'avais mis 3 mois à tomber enceinte sans forcément faire de gros essais. Pour la deuxième et la troisième, ça avait fonctionné au premier cycle.
Mais après ma grossesse arrêtée et le curetage d'avril, j'ai eu des cycles un peu déréglés. Différents. Je n'avais plus autant de symptômes d'ovulation. Nous avons relancé les essais en mai, ça n'a rien donné. J'étais très abattue. Le SPM était aussi plus violent que jamais. Je me sentais tellement déprimée, découragée et abattue. J'avais l'impression qu'il y avait une montagne à gravir devant moi : d'abord réussir à tomber enceinte et ensuite, réussir à avoir un bébé vivant après avoir vécu deux fois la faute à pas de chance.
J'avais aussi très peur que le curetage ait laissé des séquelles. Le ressenti de mes deux premiers cycles était tellement différent. Ma gynéco m'a dit par la suite que c'était "normal" vu que la fausse couche était quand même tardive. Il fallait que mon corps s'en remette.
Pour me rassurer, j'ai acheté des tests d'ovulation. Je voulais avoir des "preuves" que mon corps semblait encore fonctionné. J'ai pu voir le pic LH. Ça m'a un peu rassurée.
Le cycle de juin n'a rien donné. J'ai été assez abattue. Mes règles sont arrivées pour l'anniversaire de mon filleul. J'avais le cœur très lourd. Fin juin, j'avais acheté un doudou pour me porter chance, en me disant que ce serait pour mon futur arc-en-ciel.
J'ai de nouveau vérifié mon ovulation en juillet grâce aux tests. Ça me faisait du bien de voir que mes "symptômes" correspondaient aux tests positifs. J'ai eu le sentiment de reconnaître mes cycles habituels. Et puis, fin juillet, j'ai eu mon test de grossesse positif.
Le besoin viscéral de tomber enceinte est tellement difficile à vivre. L'attente. L'espoir du test positif. La déception quand les tests sont négatifs et que les règles arrivent.
C'est normal de mal le vivre. Vraiment.
Mais il faut garder espoir.
Je te souhaite de tout cœur un beau positif bientôt et un petit arc-en-ciel pour 2027.
Manon, Équipe de modération de Petite Emilie
Pépinette, IMG à 17SA pour T21 - 28/03/2024
Louis, notre Petit Espoir - 05/03/2025
P., FC silencieuse à 11SA pour Syndrome de Turner - 10/04/2026
Un nouvel espoir pour avril 2027
Pépinette, IMG à 17SA pour T21 - 28/03/2024
Louis, notre Petit Espoir - 05/03/2025
P., FC silencieuse à 11SA pour Syndrome de Turner - 10/04/2026
Un nouvel espoir pour avril 2027
Re: L'attente du bébé d'après...
Bonsoir Valentinso,
Je comprends parfaitement ta détresse, ton désespoir et ce sentiment d’échec: l'arrivée de mes règles était un moment terrible à chaque fois. Les réveils durant la nuit, pour constater que ça avait démarré. M'effondrer en pleure (en crise de larme même!) sur le tapis de ma salle de bain à 3h du mat'. Seule avec moi-même car je ne voulais pas réveiller mon conjoint.
Une peine immense, un flot de doute qui arrive, se dire qu'on est juste nulle et que jamais ça ne marchera.
Mais je vais te dire que ces pensées qui arrivent à ce moment là sont uniquement la manifestation de ta chute hormonale. Ce n'est pas toi qui parle, ce sont uniquement l'absence des hormones.
Si jamais on te dit "arrête d'y penser et ça viendra tout seul": non ça n'a rien à voir. Parce que dans ces cas là, on évite de penser au fait de gagner au loto et y'aurait plus de gagnant !
Tu as le droit d'etre triste, tu as le droit d'être inquiete, tu as le droit de t'exprimer.
Je suis pour l'instant dans l'attente de l'après car je guette ma reprise hormonale, ma première ovulation avant mon retour de couche. Pour me rassurer que tout re-démarre 1 mois et demi après mon IMG.
Je trouve ça très long mentalement car pour cette grossesse malheureuse j'ai mis 8 cycles avant de réussir. (Je passe le souci de phase luteale courte que j'avais détecté, mon 1er cycle avec un traitement a fonctionné direct... donc au 8eme cycle)
Je suivais énormément mes pics LH pour viser la zone fertile et placer des rapports optimisés: souvent c'est à J-2 et J-1 de l'ovulation car les spermatozoides ont besoin de subir une petite modification avant de pouvoir féconder l'ovule (le spermato n'est pas opérationnel de suite).
C'est comme ça que j'avais le sentiment de prendre en main les choses, d'avoir un peu contrôle sur ce qu'on ne contrôle finalement pas: on voit rien, on sent rien, on ne sait pas ce qu'il se passe mais se dire qu'on a maximisé les chances, ça a un coté satisfaisant.
J'ai de la chance de mon côté car mon corps m'indiquait parfaitement quand j'entrais dans la zone fertile et mon ovulation était très claire (pas de SOPK par ex).
J'utilisais des bandelettes qui me permettaient de suivre l’évolution de la "concentration" de LH. Ca permet de pouvoir anticiper une fois qu'on connait notre corps. (Donc pas les tests vendus en supermarché, ce sont des bandelettes avec une appli qui "mesure" en faisant un ratio avec la bande témoin)
Le fait de me dire que j'avais fait mon maximum sur ce que je pouvais "contrôler" me permettait de me dire: "0 regret, j'ai fait ce que je devais faire, maintenant c'est à la nature de faire son boulot".
Ce 0 regret me permettait de "mieux" vivre tout ça, même si le moment des règles restaient difficiles. Mais dans ma tête c’était "ok, allez, un autre cycle redémarre... on recommence le plan d'action !": et j’avançais en plan d'attaque en gros. (C'est peu romantique dit comme ça mais j'avais,et j'ai, besoin de me dire que j'ai fait tout ce que je pouvais faire de mon côté et donc de ne pas m'en vouloir)
Je n'ai pas la solution miracle... Mais moi aussi j'appréhende mon "après": j'aimerai profiter de l'ovulation avant l'arrivée de mes 1eres règles de reprise, histoire de maximiser mes chances. Je ne sais pas ce que ça va donner, je suis à la surveillance de cette fameuse LH avec cette fois ci, des signes peu clairs de mon corps (donc c'est assez déroutant). J'ai peur l’éventuel premier échec. Et potentiellement des suivants.
Mais notre corps nous a montré qu'on en était capable !
Je comprends parfaitement ta détresse, ton désespoir et ce sentiment d’échec: l'arrivée de mes règles était un moment terrible à chaque fois. Les réveils durant la nuit, pour constater que ça avait démarré. M'effondrer en pleure (en crise de larme même!) sur le tapis de ma salle de bain à 3h du mat'. Seule avec moi-même car je ne voulais pas réveiller mon conjoint.
Une peine immense, un flot de doute qui arrive, se dire qu'on est juste nulle et que jamais ça ne marchera.
Mais je vais te dire que ces pensées qui arrivent à ce moment là sont uniquement la manifestation de ta chute hormonale. Ce n'est pas toi qui parle, ce sont uniquement l'absence des hormones.
Si jamais on te dit "arrête d'y penser et ça viendra tout seul": non ça n'a rien à voir. Parce que dans ces cas là, on évite de penser au fait de gagner au loto et y'aurait plus de gagnant !
Tu as le droit d'etre triste, tu as le droit d'être inquiete, tu as le droit de t'exprimer.
Je suis pour l'instant dans l'attente de l'après car je guette ma reprise hormonale, ma première ovulation avant mon retour de couche. Pour me rassurer que tout re-démarre 1 mois et demi après mon IMG.
Je trouve ça très long mentalement car pour cette grossesse malheureuse j'ai mis 8 cycles avant de réussir. (Je passe le souci de phase luteale courte que j'avais détecté, mon 1er cycle avec un traitement a fonctionné direct... donc au 8eme cycle)
Je suivais énormément mes pics LH pour viser la zone fertile et placer des rapports optimisés: souvent c'est à J-2 et J-1 de l'ovulation car les spermatozoides ont besoin de subir une petite modification avant de pouvoir féconder l'ovule (le spermato n'est pas opérationnel de suite).
C'est comme ça que j'avais le sentiment de prendre en main les choses, d'avoir un peu contrôle sur ce qu'on ne contrôle finalement pas: on voit rien, on sent rien, on ne sait pas ce qu'il se passe mais se dire qu'on a maximisé les chances, ça a un coté satisfaisant.
J'ai de la chance de mon côté car mon corps m'indiquait parfaitement quand j'entrais dans la zone fertile et mon ovulation était très claire (pas de SOPK par ex).
J'utilisais des bandelettes qui me permettaient de suivre l’évolution de la "concentration" de LH. Ca permet de pouvoir anticiper une fois qu'on connait notre corps. (Donc pas les tests vendus en supermarché, ce sont des bandelettes avec une appli qui "mesure" en faisant un ratio avec la bande témoin)
Le fait de me dire que j'avais fait mon maximum sur ce que je pouvais "contrôler" me permettait de me dire: "0 regret, j'ai fait ce que je devais faire, maintenant c'est à la nature de faire son boulot".
Ce 0 regret me permettait de "mieux" vivre tout ça, même si le moment des règles restaient difficiles. Mais dans ma tête c’était "ok, allez, un autre cycle redémarre... on recommence le plan d'action !": et j’avançais en plan d'attaque en gros. (C'est peu romantique dit comme ça mais j'avais,et j'ai, besoin de me dire que j'ai fait tout ce que je pouvais faire de mon côté et donc de ne pas m'en vouloir)
Je n'ai pas la solution miracle... Mais moi aussi j'appréhende mon "après": j'aimerai profiter de l'ovulation avant l'arrivée de mes 1eres règles de reprise, histoire de maximiser mes chances. Je ne sais pas ce que ça va donner, je suis à la surveillance de cette fameuse LH avec cette fois ci, des signes peu clairs de mon corps (donc c'est assez déroutant). J'ai peur l’éventuel premier échec. Et potentiellement des suivants.
Mais notre corps nous a montré qu'on en était capable !