Difficultés d'accès aux soins après une IMG
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Charlotebena
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- Enregistré le : 03 juin 2026, 05:24
Difficultés d'accès aux soins après une IMG
Bonjour. Je sais pas si c'est pareil pour tout le monde mais moi après mon IMG y'a 3 mois j'ai galéré comme jamais pour trouver un suivi correct. Mon gynéco m'a juste dit "revenez dans 6 semaines" et basta. Quand j'ai voulu voir une psy spécialisée en deuil périnatal, temps d'attente : 2mois et demi minimum. Jj'ai regardé du côté des maisons de santé et pôles santé dans ma ville en me disant que peut être y'aurait une coordinatrice ou quelqu'un qui pouvait m'orienter plus vite... franchement c'était pas folichon non plus, la plupart savaient même pas trop quoi me proposer pour ce type de parcours. Les difficultés d'accès aux soins dans ces moments là c'est vraiment abusé, t'es déjà à plat et en plus faut te battre pour avoir un rdv. Vous avez trouvé des solution de votre côté ? Des structures qui ont su vraiment vous accompagner ?
Modifié en dernier par Charlotebena le 12 juin 2026, 11:47, modifié 1 fois.
Re: Difficultés d'accès aux soins après une IMG
Hello !
J'ai un peu la même sensation, d'être abandonnée un peu par le corps médical. Je ne sais pas vraiment ce qu'ils pourraient faire de plus, mais mon IMG a eu le 7 mai, et mon prochain rdv est le 2 juillet. Entre temps, j'ai pris rdv chez ma sage-femme pour un rdv post natal, mais bon elle ne m'apportera pas de réponse, et puis c'est pas tout de suite, car elle était en congé. J'ai voulu prendre rdv chez une kiné en rééducation périnéale, j'ai pas trouvé avant fin juin...
Donc oui, je trouve vraiment qu'on est laissées pour compte, même si (pour ma part en tout cas) on a été bien pris en charge le jour de l'IMG en elle-même.
Comme je me sentais vraiment seule là dedans (même avec un entourage très présent je trouve qu'on se sent très très seul), j'ai contacté l'AGAPA; je ne sais pas si tu connais ? Ils proposent des suivis, non pas avec des psychologues mais avec des "écoutants", et j'ai trouvé que la personne avec qui j'ai été en contact était super gentille, j'ai vraiment apprécié. Donc je suis partie pour un suivi avec cette association, pour le moment ça me fait du bien.
Mais, pour être honnête, j'ai davantage besoin de réponses médicales (pourquoi on a eu ça, on est vraiment dans le flou quant aux causes et les délais sont super longs, et surtout on a aucune date prévue de retour des analyses chromosomiques, de l'autopsie et de l'analyse du génome) que d'échanger, même si ça fait tout de même du bien. J'ai besoin aussi qu'on me donne des indications sur ce qu'il se passe dans mon corps ; sur le retour de couches, j'ai des infos glanées uniquement sur internet. Personne n'a vérifié que tout allait bien dans mon corps, pas de "reste" du placenta etc. Même si je pense que tout va bien car je me sens bien physiquement, on a quand même vécu un événement traumatisant et il n'y a personne pour nous rassurer au moins sur notre état physique !
Je ne sais pas toi, mais moi qui n'ait jamais eu de problème de santé, je me trouve super hypocondriaque en post-IMG, j'ai l'impression que mon corps m'a trahi, donc je n'arrive plus à lui faire confiance, la moindre douleur m'inquiète etc. Et j'ai deux mois complet d'attente avant de revoir un professionnel.
Bref je suis d'accord avec toi !
J'ai un peu la même sensation, d'être abandonnée un peu par le corps médical. Je ne sais pas vraiment ce qu'ils pourraient faire de plus, mais mon IMG a eu le 7 mai, et mon prochain rdv est le 2 juillet. Entre temps, j'ai pris rdv chez ma sage-femme pour un rdv post natal, mais bon elle ne m'apportera pas de réponse, et puis c'est pas tout de suite, car elle était en congé. J'ai voulu prendre rdv chez une kiné en rééducation périnéale, j'ai pas trouvé avant fin juin...
Donc oui, je trouve vraiment qu'on est laissées pour compte, même si (pour ma part en tout cas) on a été bien pris en charge le jour de l'IMG en elle-même.
Comme je me sentais vraiment seule là dedans (même avec un entourage très présent je trouve qu'on se sent très très seul), j'ai contacté l'AGAPA; je ne sais pas si tu connais ? Ils proposent des suivis, non pas avec des psychologues mais avec des "écoutants", et j'ai trouvé que la personne avec qui j'ai été en contact était super gentille, j'ai vraiment apprécié. Donc je suis partie pour un suivi avec cette association, pour le moment ça me fait du bien.
Mais, pour être honnête, j'ai davantage besoin de réponses médicales (pourquoi on a eu ça, on est vraiment dans le flou quant aux causes et les délais sont super longs, et surtout on a aucune date prévue de retour des analyses chromosomiques, de l'autopsie et de l'analyse du génome) que d'échanger, même si ça fait tout de même du bien. J'ai besoin aussi qu'on me donne des indications sur ce qu'il se passe dans mon corps ; sur le retour de couches, j'ai des infos glanées uniquement sur internet. Personne n'a vérifié que tout allait bien dans mon corps, pas de "reste" du placenta etc. Même si je pense que tout va bien car je me sens bien physiquement, on a quand même vécu un événement traumatisant et il n'y a personne pour nous rassurer au moins sur notre état physique !
Je ne sais pas toi, mais moi qui n'ait jamais eu de problème de santé, je me trouve super hypocondriaque en post-IMG, j'ai l'impression que mon corps m'a trahi, donc je n'arrive plus à lui faire confiance, la moindre douleur m'inquiète etc. Et j'ai deux mois complet d'attente avant de revoir un professionnel.
Bref je suis d'accord avec toi !
Héléna, née le 7/05/2026 à 23SA+6, IMG pour syndrome polymalformatif
Re: Difficultés d'accès aux soins après une IMG
Bonjour les filles,
Je viens me ranger de votre côté.
Malgré un accompagnement très humain par l’hôpital (l’un des meilleurs à Lyon, avec un super pôle de diag anténatal), je me suis complètement abandonnée 1 mois après.
J’ai eu un rdv 2 semaines après l’intervention avec la sage-femme référente qui n’a pas jugé utile de m’examiner alors que je lui ai indiqué avoir de fortes douleurs 2 jours auparavant. Elle m’avait pourtant dit que je ne devrais pas avoir de douleurs et que ce serait un signe d’alerte.
Bref, je lui demande si je vais avoir une écho, car j’ai eu un curetage et que j’aimerais éviter d’apprendre trop tard que j’ai des synéchies. Ce à quoi on me répond que l’écho n’est pas indiquée dans le parcours post img (???) et que de toute façon l’intervention s’était bien passée.
Je lui demande le compte-rendu de l’intervention, que je n’ai jamais eu. À mon réveil l’interne a oublié de me faire rentrer chez moi avec des antidouleurs et on m’a libérée dans la nature sans me dire si ça s’était bien passé. Elle m’a lu le compte-rendu mais ne me l’a pas imprimé…
Le résumé de cette histoire c’est : l’intervention est finie, rentrez chez vous, et si dans 3 mois vous n’avez toujours pas vos règles on regardera, mais ce sera peut-être trop tard pour votre endomètre s’il y a des adhérences
Voilà où on en est.
On vit un véritable traumatisme et on n’a pas de suivi derrière. C’est regrettable et injuste, comme si ce n’était pas déjà assez difficile comme ça.
Courage à toutes les deux, et à celles qui nous lisent dans l’ombre. N’hésitez pas à insister auprès des médecins
Je viens me ranger de votre côté.
Malgré un accompagnement très humain par l’hôpital (l’un des meilleurs à Lyon, avec un super pôle de diag anténatal), je me suis complètement abandonnée 1 mois après.
J’ai eu un rdv 2 semaines après l’intervention avec la sage-femme référente qui n’a pas jugé utile de m’examiner alors que je lui ai indiqué avoir de fortes douleurs 2 jours auparavant. Elle m’avait pourtant dit que je ne devrais pas avoir de douleurs et que ce serait un signe d’alerte.
Bref, je lui demande si je vais avoir une écho, car j’ai eu un curetage et que j’aimerais éviter d’apprendre trop tard que j’ai des synéchies. Ce à quoi on me répond que l’écho n’est pas indiquée dans le parcours post img (???) et que de toute façon l’intervention s’était bien passée.
Je lui demande le compte-rendu de l’intervention, que je n’ai jamais eu. À mon réveil l’interne a oublié de me faire rentrer chez moi avec des antidouleurs et on m’a libérée dans la nature sans me dire si ça s’était bien passé. Elle m’a lu le compte-rendu mais ne me l’a pas imprimé…
Le résumé de cette histoire c’est : l’intervention est finie, rentrez chez vous, et si dans 3 mois vous n’avez toujours pas vos règles on regardera, mais ce sera peut-être trop tard pour votre endomètre s’il y a des adhérences
Voilà où on en est.
On vit un véritable traumatisme et on n’a pas de suivi derrière. C’est regrettable et injuste, comme si ce n’était pas déjà assez difficile comme ça.
Courage à toutes les deux, et à celles qui nous lisent dans l’ombre. N’hésitez pas à insister auprès des médecins
IMG pour cause de trisomie 13 le 06/05/26, ma petite Alice s’est envolée 
Re: Difficultés d'accès aux soins après une IMG
Bonjour,
Je me joins à vous...
Pour moi, le manque de suivi médical a généré beaucoup de colère, je me sentais abandonnée par la société.
A l'hôpital, je n'ai pas pu voir de psychologue car elle était partie à la retraite... et quand je suis retombée enceinte et que j'ai voulu voir sa remplaçante, elle était déjà absente pour une longue durée (j'ai appris par la suite qu'elle était en congé maternité...). Je pense que j'aurais eu besoin qu'on m'aide un peu plus sur le plan psychologique, qu'on me parle de stress post-traumatique, qu'on me donne des pistes pour remonter la pente.
J'ai revu le gynéco de l'hôpital deux mois après l'IMG, pour le rapport d'autopsie et pour me poser des questions sur mon état (si je faisais des cauchemars...). Je n'ai rien à dire... Il est très compétent, il a fait son travail mais cela ne me suffisait pas. (Je ne le blâme pas car je pense que ses journées sont bien chargées... c'est le système qui sature).
Entre temps, j'ai pris rdv moi-même avec trois autres gynécos à qui j'ai dû raconter toute l'histoire. Avant ma grossesse, on m'avait diagnostiqué un SOPK, et une cloison dans l'utérus... J'avais besoin qu'on m'aide sur ses sujets, qu'on me conforte dans le fait que je pourrais retomber enceinte rapidement... Et finalement, j'ai eu des discours contradictoires. Pour deux des gynécos, il fallait attendre 2 mois pour retenter les essais, alors qu'un troisième m'a dit qu'on pouvait commencer dès qu'on se sentait prêts...
On m'a aussi annoncé que finalement, je n'avais pas de cloison dans l'utérus (alors qu'avant la grossesse, j'attendais une opération...!). Ca m'a révoltée... J'avais l'impression que tous ces médecins prenaient mon cas à la légère, que j'avais perdu tellement de temps à cause d'eux... Heureusement, la troisième gynéco, spécialisée en PMA, nous a beaucoup aidée et j'ai pu retomber enceinte rapidement.
Vraiment, j'ai eu l'impression de devoir remuer ciel et terre pour trouver des solutions et d'être seule, lâchée dans la nature. Cela alimentait beaucoup ma colère... je me disais que les femmes enceintes avaient droit à leur rdv de suivi, leur cours de préparation à la naissance... et que moi, qui avait perdu mon bébé, je n'avais droit à rien : pas de suivi, pas de congé maternité... J'aurais eu besoin de davantage de prise en charge, de considération...
Heureusement, les associations existent et j'ai trouvé un peu de réconfort avec les groupes de parole, les échanges...
Par la suite, quand je suis retombée enceinte, j'ai découvert qu'il y avait des ressources auxquelles j'aurais pu avoir accès localement et gratuitement mais dont j'ignorais l'existence : sage femme de la PMI, équipe de psy-périnatalité...
Courage à vous toutes, j'espère que vous trouverez les professionnels qui pourront vous accompagner au mieux dans cette épreuve. Je vous souhaite de l'apaisement. Prenez soin de vous.
Je me joins à vous...
Pour moi, le manque de suivi médical a généré beaucoup de colère, je me sentais abandonnée par la société.
A l'hôpital, je n'ai pas pu voir de psychologue car elle était partie à la retraite... et quand je suis retombée enceinte et que j'ai voulu voir sa remplaçante, elle était déjà absente pour une longue durée (j'ai appris par la suite qu'elle était en congé maternité...). Je pense que j'aurais eu besoin qu'on m'aide un peu plus sur le plan psychologique, qu'on me parle de stress post-traumatique, qu'on me donne des pistes pour remonter la pente.
J'ai revu le gynéco de l'hôpital deux mois après l'IMG, pour le rapport d'autopsie et pour me poser des questions sur mon état (si je faisais des cauchemars...). Je n'ai rien à dire... Il est très compétent, il a fait son travail mais cela ne me suffisait pas. (Je ne le blâme pas car je pense que ses journées sont bien chargées... c'est le système qui sature).
Entre temps, j'ai pris rdv moi-même avec trois autres gynécos à qui j'ai dû raconter toute l'histoire. Avant ma grossesse, on m'avait diagnostiqué un SOPK, et une cloison dans l'utérus... J'avais besoin qu'on m'aide sur ses sujets, qu'on me conforte dans le fait que je pourrais retomber enceinte rapidement... Et finalement, j'ai eu des discours contradictoires. Pour deux des gynécos, il fallait attendre 2 mois pour retenter les essais, alors qu'un troisième m'a dit qu'on pouvait commencer dès qu'on se sentait prêts...
On m'a aussi annoncé que finalement, je n'avais pas de cloison dans l'utérus (alors qu'avant la grossesse, j'attendais une opération...!). Ca m'a révoltée... J'avais l'impression que tous ces médecins prenaient mon cas à la légère, que j'avais perdu tellement de temps à cause d'eux... Heureusement, la troisième gynéco, spécialisée en PMA, nous a beaucoup aidée et j'ai pu retomber enceinte rapidement.
Vraiment, j'ai eu l'impression de devoir remuer ciel et terre pour trouver des solutions et d'être seule, lâchée dans la nature. Cela alimentait beaucoup ma colère... je me disais que les femmes enceintes avaient droit à leur rdv de suivi, leur cours de préparation à la naissance... et que moi, qui avait perdu mon bébé, je n'avais droit à rien : pas de suivi, pas de congé maternité... J'aurais eu besoin de davantage de prise en charge, de considération...
Heureusement, les associations existent et j'ai trouvé un peu de réconfort avec les groupes de parole, les échanges...
Par la suite, quand je suis retombée enceinte, j'ai découvert qu'il y avait des ressources auxquelles j'aurais pu avoir accès localement et gratuitement mais dont j'ignorais l'existence : sage femme de la PMI, équipe de psy-périnatalité...
Courage à vous toutes, j'espère que vous trouverez les professionnels qui pourront vous accompagner au mieux dans cette épreuve. Je vous souhaite de l'apaisement. Prenez soin de vous.
Clémence Léon, IMG à 19SA (11 juin 2025)