Mamange cherche à ne pas se sentir seule
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Mamange Aaron
- Messages : 6
- Enregistré le : 08 janvier 2026, 14:19
Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour,
Je fais ce message aujourd’hui pour raconter mon histoire et avoir les votre dans le but de trouver du réconfort et du soutien de la part de personne vivant et ressentant ce que nous vivons aujourd’hui.
Je suis tombé enceinte en juin 2025 après presque 3 ans de tentatives infructueuses. Nous avions pris rdv pour des test de fertilité et j’ai vu une deuxième barre sur le TG quelque jours après. Nous étions à la fois très heureux et très stressés.
Pour confirmer que j’étais bien enceinte, j’ai fait un test sanguin, puis le taux étant faible (tout tout début de grossesse à peine quelque jours) j’en ai refait un deuxième puis un troisième.
Le taux montait je suis donc parti en vacances. En revenant je suis aller chez une sage femme vraiment géniale faire ma première écho, malheureusement seule la vésicule vitelline était visible et pas d’embryon.. je stresse pendant 2 semaines (elle ma conseillé de revenir 15jours après voir si il s’agissait d’une fausse couche précoce ou si c’était juste trop tôt pour voir le petit) j’ai fait l’erreur qu’on fait tout de chercher à me rassurer sur internet (j’aurais pas du)
Et finalement 2 semaines plus tard on a vu l’embryon et le petit cœur qui battait. On était tellement heureux!!
On l’a annoncé assez rapidement à mon père et le lendemain de l’annonce j’etait a 10/12 SA je perd du sang… direction les urgences: le petit va bien son cœur bat mais je fais un léger décollement placentaire. 2 semaines plus tard ça recommence, même verdict léger décollement bébé va bien.
Vient le jour de la T1, tout ce passe bien on fait la clarté nucale tout à l’air bien je vais faire ma prise de sang. Les résultats arrivent et montrent des marqueurs sérique très bas laissant présager d’une T18. Notre monde s’effondre, on a absolument pas les capacités d’avoir un enfant handicapé et donc si les test confirment nous devrons mettre fin à la grossesse tant attendue… je suis effondrée. On m’oriente donc directement vers une maternité pour avoir un suivi spécialisé avec comme échographiste de référence le chef de service de l’hôpital. On me fait un DPNI qui 2 semaines plus tard se trouve être négatif ! L’espoir revient et les préparatifs du bébé reprennent. Octobre passé, novembre arrive et vient une nouvelle écho de contrôle ou on apprend que les reins du petit ne sont pas à leur place. On respire et on se dit qu’on peut vivre avec un seul rein et que même si l’autre est mal placé tant qu’il fonctionne tout va bien. Début décembre, nouvelle écho pour voir si le rein visible fonctionne, j’étais seule se jour la mon conjoint n’ayant pas pu se libérer mais j’y allais assez confiante. On m’annonce que j’ai un énorme hydramnios, que le bébé n’a pas l’air d’avaler et qu’il s’agit très probablement d’une atrésie de l’œsophage nécessitant une opération pour le petit à la naissance. Je fonds en larmes, à chaque nouvel examen un nouveau problème…
On nous oriente encore sur un autre hôpital bien plus performant, nous décidons de faire une amniocentese et un irm fœtal. Nous apprenons aussi à l’écho avant irm que le petit aurait peut être un problème au niveau des oreilles et serait possiblement sourd et quil a une petite asymétrie cardiaque.
L’irm se fait le 30 décembre, le petit n’arrête pas de bouger vu la quantité de liquide amniotique que j’avais il avait plein de place… le nouvel an se passe, et le 2 janvier 2026, on a rdv pour une écho pour surveiller la quantité de liquide et nous discuter avec la gynécologue des suites et décisions à prendre pour lui. L’écho se passe, et on nous regarde solennellement (et la cette phrase résonnera éternellement dans ma tête) on nous dit « malheureusement le cœur du bébé c’est arrêté, je suis vraiment désolé »..! Je suis sous le choc mon chéri aussi on fond en larme… on appel nos familles. Tout le monde pleur je suis morte de peur.. on m’hospitalise, on me fait une batterie de test. Le lendemain on nous descend en salle de naissance on me pose une péridurale très douloureuse et après des heures et des heures j’accouche finalement à 30SA d’un petit Aaron 1kg268 41cm.
Aujourd’hui, je vous écrit quelques jours seulement après la perte de notre petit garçon, nous avons pu le tenir dans nos bras et au moment de quitter l’hôpital sans lui mon cœur s’est déchiré.. j’ai l’impression de l’avoir abandonné d’être parti sans lui. C’est contre nature un bébé ne devrait pas être loin de sa maman… mon homme est génial un vrai soutien un vrai pilier! Mais j’ai l’impression qu’on ma retiré un morceau de mon cœur que je ne retrouverais jamais je ne serais plus jamais complètement heureuse sans Aaron…
Je ne sais pas si d’autre que moi ressente ou ont ressenti ça ?
Je suis morte de peur à l’idée que ça recommence (les test génétique n’ont rien donné.. nous ne saurons jamais pourquoi notre ange est parti avant même qu’on est pu lui dire bonjour)
Je me sens vide et même si ça n’enlève rien à ma peine je me dis que parler avec des femme qui vivent la même chose et me comprennent me ferais du bien
Merci pour vos réponses
Angie
Je fais ce message aujourd’hui pour raconter mon histoire et avoir les votre dans le but de trouver du réconfort et du soutien de la part de personne vivant et ressentant ce que nous vivons aujourd’hui.
Je suis tombé enceinte en juin 2025 après presque 3 ans de tentatives infructueuses. Nous avions pris rdv pour des test de fertilité et j’ai vu une deuxième barre sur le TG quelque jours après. Nous étions à la fois très heureux et très stressés.
Pour confirmer que j’étais bien enceinte, j’ai fait un test sanguin, puis le taux étant faible (tout tout début de grossesse à peine quelque jours) j’en ai refait un deuxième puis un troisième.
Le taux montait je suis donc parti en vacances. En revenant je suis aller chez une sage femme vraiment géniale faire ma première écho, malheureusement seule la vésicule vitelline était visible et pas d’embryon.. je stresse pendant 2 semaines (elle ma conseillé de revenir 15jours après voir si il s’agissait d’une fausse couche précoce ou si c’était juste trop tôt pour voir le petit) j’ai fait l’erreur qu’on fait tout de chercher à me rassurer sur internet (j’aurais pas du)
Et finalement 2 semaines plus tard on a vu l’embryon et le petit cœur qui battait. On était tellement heureux!!
On l’a annoncé assez rapidement à mon père et le lendemain de l’annonce j’etait a 10/12 SA je perd du sang… direction les urgences: le petit va bien son cœur bat mais je fais un léger décollement placentaire. 2 semaines plus tard ça recommence, même verdict léger décollement bébé va bien.
Vient le jour de la T1, tout ce passe bien on fait la clarté nucale tout à l’air bien je vais faire ma prise de sang. Les résultats arrivent et montrent des marqueurs sérique très bas laissant présager d’une T18. Notre monde s’effondre, on a absolument pas les capacités d’avoir un enfant handicapé et donc si les test confirment nous devrons mettre fin à la grossesse tant attendue… je suis effondrée. On m’oriente donc directement vers une maternité pour avoir un suivi spécialisé avec comme échographiste de référence le chef de service de l’hôpital. On me fait un DPNI qui 2 semaines plus tard se trouve être négatif ! L’espoir revient et les préparatifs du bébé reprennent. Octobre passé, novembre arrive et vient une nouvelle écho de contrôle ou on apprend que les reins du petit ne sont pas à leur place. On respire et on se dit qu’on peut vivre avec un seul rein et que même si l’autre est mal placé tant qu’il fonctionne tout va bien. Début décembre, nouvelle écho pour voir si le rein visible fonctionne, j’étais seule se jour la mon conjoint n’ayant pas pu se libérer mais j’y allais assez confiante. On m’annonce que j’ai un énorme hydramnios, que le bébé n’a pas l’air d’avaler et qu’il s’agit très probablement d’une atrésie de l’œsophage nécessitant une opération pour le petit à la naissance. Je fonds en larmes, à chaque nouvel examen un nouveau problème…
On nous oriente encore sur un autre hôpital bien plus performant, nous décidons de faire une amniocentese et un irm fœtal. Nous apprenons aussi à l’écho avant irm que le petit aurait peut être un problème au niveau des oreilles et serait possiblement sourd et quil a une petite asymétrie cardiaque.
L’irm se fait le 30 décembre, le petit n’arrête pas de bouger vu la quantité de liquide amniotique que j’avais il avait plein de place… le nouvel an se passe, et le 2 janvier 2026, on a rdv pour une écho pour surveiller la quantité de liquide et nous discuter avec la gynécologue des suites et décisions à prendre pour lui. L’écho se passe, et on nous regarde solennellement (et la cette phrase résonnera éternellement dans ma tête) on nous dit « malheureusement le cœur du bébé c’est arrêté, je suis vraiment désolé »..! Je suis sous le choc mon chéri aussi on fond en larme… on appel nos familles. Tout le monde pleur je suis morte de peur.. on m’hospitalise, on me fait une batterie de test. Le lendemain on nous descend en salle de naissance on me pose une péridurale très douloureuse et après des heures et des heures j’accouche finalement à 30SA d’un petit Aaron 1kg268 41cm.
Aujourd’hui, je vous écrit quelques jours seulement après la perte de notre petit garçon, nous avons pu le tenir dans nos bras et au moment de quitter l’hôpital sans lui mon cœur s’est déchiré.. j’ai l’impression de l’avoir abandonné d’être parti sans lui. C’est contre nature un bébé ne devrait pas être loin de sa maman… mon homme est génial un vrai soutien un vrai pilier! Mais j’ai l’impression qu’on ma retiré un morceau de mon cœur que je ne retrouverais jamais je ne serais plus jamais complètement heureuse sans Aaron…
Je ne sais pas si d’autre que moi ressente ou ont ressenti ça ?
Je suis morte de peur à l’idée que ça recommence (les test génétique n’ont rien donné.. nous ne saurons jamais pourquoi notre ange est parti avant même qu’on est pu lui dire bonjour)
Je me sens vide et même si ça n’enlève rien à ma peine je me dis que parler avec des femme qui vivent la même chose et me comprennent me ferais du bien
Merci pour vos réponses
Angie
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour Angie,
Je suis vraiment navrée de te voir arriver ici. Tout le long cette grossesse aura été éprouvante. Que de peur et d’espoir.
Je comprends que tu te sentes seule, vide, le cœur déchiré.
Je me suis sentie exactement pareil après l’IMG. Mais je te promets que, petit à petit, un peu de bonheur reviendra. Mais chaque chose en son temps. Les jours qui suivent vont être difficiles. Tu te réveilleras en pensant être dans un cauchemars avant de te rendre compte que tout est vrai. Mais la lumière reviendra dans ta vie. Essai de sortir tous les jours, marcher un peu. Au départ c’est un peu le mode survie surtout avec la chute d’hormones, un post partum sans bébé c’est affreusement horrible. C’est bien que ton conjoint soit un vrai pilier. Ça permet d’avancer. As tu un suivi psychologique ?
Toutes mes pensées pour ton petit Aaron,
Tiphanie
Je suis vraiment navrée de te voir arriver ici. Tout le long cette grossesse aura été éprouvante. Que de peur et d’espoir.
Je comprends que tu te sentes seule, vide, le cœur déchiré.
Je me suis sentie exactement pareil après l’IMG. Mais je te promets que, petit à petit, un peu de bonheur reviendra. Mais chaque chose en son temps. Les jours qui suivent vont être difficiles. Tu te réveilleras en pensant être dans un cauchemars avant de te rendre compte que tout est vrai. Mais la lumière reviendra dans ta vie. Essai de sortir tous les jours, marcher un peu. Au départ c’est un peu le mode survie surtout avec la chute d’hormones, un post partum sans bébé c’est affreusement horrible. C’est bien que ton conjoint soit un vrai pilier. Ça permet d’avancer. As tu un suivi psychologique ?
Toutes mes pensées pour ton petit Aaron,
Tiphanie
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour Angie,
Je suis désolée que tu aies à vivre cette terrible épreuve.
Mon expérience n'est pas exactement similaire, mais les sentiments que tu décris, je les partages. Cela fait plus de trois après l'Img de ma petite Chiara...la décision que je regretterai toute ma vie même si elle paraissait être moins pire qu'une perspective de donner à notre enfant adorée une vie avec un polyhadicap, une entière dépendance de nous y compris pour les plus simples gestes du quotidien... après trois mois la douleur, l'immense tristesse sont toujours là...mais je me souviens encore et je me souviendrai toujours des premiers jours et premières semaines suivant la mort de notre bébé. Que c'etait noir, déchirant, horrible. J'ai lu beaucoup de témoignages ici, cette lecture était ma boué pendant les premières semaines. J'espère que toi aussi tu retrouveras ici beaucoup de soutien...en tout cas ici, malheureusement pour nous toutes et tous, nous sommes entre les personnes qui ont vécu les choses horribles que, bien heureusement d'ailleurs, la plupart des gens de notre entourage ne peut pas vraiment comprendre. C'est une piètre consolation pour la douleur immense de vivre sans nos enfants, mais c'est un soutien, un appui.
Est-ce que tu arrives à manger et à dormir correctement ? Une psychologue de l'hôpital m'a dit de faire toutes les choses qui me ferait plaisir... j'ai envie de te dire la même chose même si au moment où elle me le disait je l'ai mal pris..."aller bien" quand ma fille est morte n'avait aucun sens pour moi. Je ne mentirai pas, c'est toujours le cas même si je le conçois mieux des mois plus tard.
Si ces quelques mots peuvent te consoler ne serait-ce qu'un petit peu, quelques instants, sache que mon cœur se remplit de douleur pour toi et le petit Aaron. J'espère que nos bébés se retrouveront dans l'au-delà et pourront jouer paisiblement sur les nuages.
Je suis désolée que tu aies à vivre cette terrible épreuve.
Mon expérience n'est pas exactement similaire, mais les sentiments que tu décris, je les partages. Cela fait plus de trois après l'Img de ma petite Chiara...la décision que je regretterai toute ma vie même si elle paraissait être moins pire qu'une perspective de donner à notre enfant adorée une vie avec un polyhadicap, une entière dépendance de nous y compris pour les plus simples gestes du quotidien... après trois mois la douleur, l'immense tristesse sont toujours là...mais je me souviens encore et je me souviendrai toujours des premiers jours et premières semaines suivant la mort de notre bébé. Que c'etait noir, déchirant, horrible. J'ai lu beaucoup de témoignages ici, cette lecture était ma boué pendant les premières semaines. J'espère que toi aussi tu retrouveras ici beaucoup de soutien...en tout cas ici, malheureusement pour nous toutes et tous, nous sommes entre les personnes qui ont vécu les choses horribles que, bien heureusement d'ailleurs, la plupart des gens de notre entourage ne peut pas vraiment comprendre. C'est une piètre consolation pour la douleur immense de vivre sans nos enfants, mais c'est un soutien, un appui.
Est-ce que tu arrives à manger et à dormir correctement ? Une psychologue de l'hôpital m'a dit de faire toutes les choses qui me ferait plaisir... j'ai envie de te dire la même chose même si au moment où elle me le disait je l'ai mal pris..."aller bien" quand ma fille est morte n'avait aucun sens pour moi. Je ne mentirai pas, c'est toujours le cas même si je le conçois mieux des mois plus tard.
Si ces quelques mots peuvent te consoler ne serait-ce qu'un petit peu, quelques instants, sache que mon cœur se remplit de douleur pour toi et le petit Aaron. J'espère que nos bébés se retrouveront dans l'au-delà et pourront jouer paisiblement sur les nuages.
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Mamange Aaron
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- Enregistré le : 08 janvier 2026, 14:19
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour Tiphanie
Effectivement je me réveille avec cette impression de cauchemar et je m’endors en pleurant qu’on me rende mon petit garçon…
Nous avons pris rendez-vous avec mon conjoint pour un suivi psychologique dans quelque jours. J’ai l’impression que rien ne soulagera ma peine
et que je ne serais plus jamais complètement heureuse et entière.
N’ayant en plus aucune réponse quant à ce qui a provoqué les multiples malformations j’ai très envi de retomber enceinte un jour mais je suis morte de peur…
En tout cas merci pour ton message et ton soutien
Bien à toi
Angie
Effectivement je me réveille avec cette impression de cauchemar et je m’endors en pleurant qu’on me rende mon petit garçon…
Nous avons pris rendez-vous avec mon conjoint pour un suivi psychologique dans quelque jours. J’ai l’impression que rien ne soulagera ma peine
N’ayant en plus aucune réponse quant à ce qui a provoqué les multiples malformations j’ai très envi de retomber enceinte un jour mais je suis morte de peur…
En tout cas merci pour ton message et ton soutien
Bien à toi
Angie
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Mamange Aaron
- Messages : 6
- Enregistré le : 08 janvier 2026, 14:19
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour NatBen
Je suis un peu comme toi j’essaie de me faire plaisir mais je n’arrive pas à m’autoriser à aller bien. Comme si je me sentais coupable de rire ou de profiter d’un bon repas de sushi parce que mon fils n’était plus en moi et je ne devrais pas apprécié ça.
J’ai beau essayer de ne pas me morfondre, de voir du monde et mes amis sont très présents disponibles et compréhensifs, mais les serviettes hygiéniques, le reflet du miroir, les douleurs… tout me rappel qu’Aaron n’est plus avec moi et me déchire le cœur…
Je dors pas trop mal mais j’ai du mal à manger je fais un vrai repas par jour et je grignote un peu le soir…
Je lis aussi beaucoup de témoignage, cela me réconforte de me dire que je ne suis pas seule… même si je ne souhaite cette souffrance à personne.!!
Je ne suis pas particulièrement croyante mais j’ai envi de croire que mon fils est avec son grand pere et son arrière grand père quelque part et qu’ils prennent soin de lui en attendant mon retour près de lui et moi qui est toujours adoré ça qu’ils m’ont envoyé de la neige pour m’apaiser un peu.. c’est peut être bête mais ça me réconforte un peu…
Merci pour ton message j’espère aussi que Chiara et Aaron joue rigole ensemble quelque part
Bien à toi
Angie
Je suis un peu comme toi j’essaie de me faire plaisir mais je n’arrive pas à m’autoriser à aller bien. Comme si je me sentais coupable de rire ou de profiter d’un bon repas de sushi parce que mon fils n’était plus en moi et je ne devrais pas apprécié ça.
J’ai beau essayer de ne pas me morfondre, de voir du monde et mes amis sont très présents disponibles et compréhensifs, mais les serviettes hygiéniques, le reflet du miroir, les douleurs… tout me rappel qu’Aaron n’est plus avec moi et me déchire le cœur…
Je dors pas trop mal mais j’ai du mal à manger je fais un vrai repas par jour et je grignote un peu le soir…
Je lis aussi beaucoup de témoignage, cela me réconforte de me dire que je ne suis pas seule… même si je ne souhaite cette souffrance à personne.!!
Je ne suis pas particulièrement croyante mais j’ai envi de croire que mon fils est avec son grand pere et son arrière grand père quelque part et qu’ils prennent soin de lui en attendant mon retour près de lui et moi qui est toujours adoré ça qu’ils m’ont envoyé de la neige pour m’apaiser un peu.. c’est peut être bête mais ça me réconforte un peu…
Merci pour ton message j’espère aussi que Chiara et Aaron joue rigole ensemble quelque part
Bien à toi
Angie
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour Angie,
Je suis désolée de lire ton parcours qui n'a pas dû être simple, tellement de hauts et de bas, d'espoir et de tristesse...
Je suis de tout coeur avec toi.
En lisant ton parcours, jai l'impression qu'on a pas mal de point commun : j'ai fait une IMG en juin par rapport à un syndrome polymalformatif (pb au coeur, aux reins). C'était ma première grossesse et je sais à quel point il est difficile de rentrer dans la parentalité de cette façon... surtout après des années d'attente. J'avais attendu 2 ans pour tomber enceinte. Clémence était notre petit miracle... et finalement, le plus grand drame de notre vie.
Comme toi, je me réveillais tous les jours en ayant l'impression d'être dans un cauchemar... J'étais triste, en colère face à cette injustice qu'on vivait et qui était finalement si peu comprise et reconnue par le reste du monde. Et comme toi, je n'ai pas eu d'explication, si ce n'est "la faute à pas de chance".
Je ne peux que te conseiller de t'écouter, de faire ce dont tu as envie, d'aller à ton rythme. Tout ce que tu ressens est légitime. Tu as le droit d'être triste et en colère.
Avec le temps, les choses iront mieux. On apprend à vivre avec, à retrouver des petits choses qui nous font plaisir et même à passer de vrais bons moments.
En tout cas, cette histoire, ce petit bébé, fait partie de notre vie, il nous accompagnera toujours.
Je pense à toi et au petit Aaron, prends soin de toi,
Je suis désolée de lire ton parcours qui n'a pas dû être simple, tellement de hauts et de bas, d'espoir et de tristesse...
Je suis de tout coeur avec toi.
En lisant ton parcours, jai l'impression qu'on a pas mal de point commun : j'ai fait une IMG en juin par rapport à un syndrome polymalformatif (pb au coeur, aux reins). C'était ma première grossesse et je sais à quel point il est difficile de rentrer dans la parentalité de cette façon... surtout après des années d'attente. J'avais attendu 2 ans pour tomber enceinte. Clémence était notre petit miracle... et finalement, le plus grand drame de notre vie.
Comme toi, je me réveillais tous les jours en ayant l'impression d'être dans un cauchemar... J'étais triste, en colère face à cette injustice qu'on vivait et qui était finalement si peu comprise et reconnue par le reste du monde. Et comme toi, je n'ai pas eu d'explication, si ce n'est "la faute à pas de chance".
Je ne peux que te conseiller de t'écouter, de faire ce dont tu as envie, d'aller à ton rythme. Tout ce que tu ressens est légitime. Tu as le droit d'être triste et en colère.
Avec le temps, les choses iront mieux. On apprend à vivre avec, à retrouver des petits choses qui nous font plaisir et même à passer de vrais bons moments.
En tout cas, cette histoire, ce petit bébé, fait partie de notre vie, il nous accompagnera toujours.
Je pense à toi et au petit Aaron, prends soin de toi,
Clémence Léon, IMG à 19SA (11 juin 2025)
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonsoir Angie,
Comment tu te sens aujourd'hui ?
As-tu pu sortir un peu ? Fais-tu des projets pour ce weekend ?
C'est dur dur dur de pouvoir "profiter" des moments alors que nos petits anges ne sont pas avec nous...Des mois plus tard, j'y parviens davantage, mais les premières semaines c'était impensable, j'en pleurais de voir le monde, les compositions florales de l'automne alors que ma fille ne connaîtrait jamais les fleurs...nous nous sommes préparées à leur donner tellement de choses et là...
Le corps aussi y joue, les hormones, l'apparence, ces signes de grossesse vont disparaitre progressivement, ils ne te torturer ont pas longtemps... pourtant il me reste la grosse rayure au ventre et une tâche du front...elles me faisaient très mal au début et maintenant je les vois comme les bisous de ma fille, je suis heureuse qu'elles persistent.
Tu parles des sushis...trois jours après la mort et la naissance de Chiara, ma belle famille est venue me chercher à l'hôpital et ils m'ont amenée à manger des sushis, un de mes mets préférés en temps normal, et là, je n'en ai senti aucun goût...de longues semaines je ne ressentais pas vraiment le goût des aliments et pas d'envie, pas d'appétit non plus... c'est pour ça que je t'ai posé la question, car mes proches ont dû me surveiller... C'est très bien si tu es bien entourée, ce n'est pas non plus toujours facile avec les gens mais rester seule c'est le pire je trouve.
Cordialement,
Nat'
Comment tu te sens aujourd'hui ?
As-tu pu sortir un peu ? Fais-tu des projets pour ce weekend ?
C'est dur dur dur de pouvoir "profiter" des moments alors que nos petits anges ne sont pas avec nous...Des mois plus tard, j'y parviens davantage, mais les premières semaines c'était impensable, j'en pleurais de voir le monde, les compositions florales de l'automne alors que ma fille ne connaîtrait jamais les fleurs...nous nous sommes préparées à leur donner tellement de choses et là...
Le corps aussi y joue, les hormones, l'apparence, ces signes de grossesse vont disparaitre progressivement, ils ne te torturer ont pas longtemps... pourtant il me reste la grosse rayure au ventre et une tâche du front...elles me faisaient très mal au début et maintenant je les vois comme les bisous de ma fille, je suis heureuse qu'elles persistent.
Tu parles des sushis...trois jours après la mort et la naissance de Chiara, ma belle famille est venue me chercher à l'hôpital et ils m'ont amenée à manger des sushis, un de mes mets préférés en temps normal, et là, je n'en ai senti aucun goût...de longues semaines je ne ressentais pas vraiment le goût des aliments et pas d'envie, pas d'appétit non plus... c'est pour ça que je t'ai posé la question, car mes proches ont dû me surveiller... C'est très bien si tu es bien entourée, ce n'est pas non plus toujours facile avec les gens mais rester seule c'est le pire je trouve.
Cordialement,
Nat'
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Mamange Aaron
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Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour citron,
Je suis vraiment désolé d’apprendre que nous avons autant de points commun…
Si ce n’est pas indiscret, a tu réessayer avoir un enfant ? Nous avons attendu tellement longtemps pour Aaron j’ai peur de ne pas réussir j’ai peur de revivre ça j’ai peur qu’on doive encore galéré pour tomber enceinte j’ai peur d’avoir l’impression de remplacer mon fils j’ai peur de pas aimer autant le deuxième bébé que j’aime Aaron
Je suis pleine de doute de peur (bien évidemment je ne suis pas prête à recommencer de suite mais essayer de me projeter un peu me fait du bien)
Merci pour ton soutien
Une grosse pensée pour toi et ta petite Clémence
Je suis vraiment désolé d’apprendre que nous avons autant de points commun…
Si ce n’est pas indiscret, a tu réessayer avoir un enfant ? Nous avons attendu tellement longtemps pour Aaron j’ai peur de ne pas réussir j’ai peur de revivre ça j’ai peur qu’on doive encore galéré pour tomber enceinte j’ai peur d’avoir l’impression de remplacer mon fils j’ai peur de pas aimer autant le deuxième bébé que j’aime Aaron
Je suis pleine de doute de peur (bien évidemment je ne suis pas prête à recommencer de suite mais essayer de me projeter un peu me fait du bien)
Merci pour ton soutien
Une grosse pensée pour toi et ta petite Clémence
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Mamange Aaron
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Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonjour NatBen
Chaque jour on avance un petit peu j’ai trouvé le courage je faire le ménage ce qui est déjà pas mal mais pas réussi à sortir..
pas de projet pour ce week-end appars ma meilleure amie qui vient me tenir compagnie pendant que mon homme se change les idées a un match de Handball.
Je suis d’accord le pire c’est d’être seule, ça fait des mois que je n’ai pas été vraiment seule et ça me rend dingue… mon premier réflexe quand j’ai un coup de blues c’est de mettre ma main sur mon ventre et c’est un coup de poignard quand je me rappel qu’il n’est plus avec moi… j’ai le réflexe de lui parler ou de regarder mon ventre dans le miroir … ça me brise le coeur …
Pour la nourriture je mange un peu mais comme tu dis je n’ai goût à rien. Même ce que j’aime ce n’est que pour me nourrir n’y prend pas plaisir et quand c’est un peu le cas je culpabilise…
Les journées sont longues …
Merci pour tes réponses
Angie
Chaque jour on avance un petit peu j’ai trouvé le courage je faire le ménage ce qui est déjà pas mal mais pas réussi à sortir..
pas de projet pour ce week-end appars ma meilleure amie qui vient me tenir compagnie pendant que mon homme se change les idées a un match de Handball.
Je suis d’accord le pire c’est d’être seule, ça fait des mois que je n’ai pas été vraiment seule et ça me rend dingue… mon premier réflexe quand j’ai un coup de blues c’est de mettre ma main sur mon ventre et c’est un coup de poignard quand je me rappel qu’il n’est plus avec moi… j’ai le réflexe de lui parler ou de regarder mon ventre dans le miroir … ça me brise le coeur …
Pour la nourriture je mange un peu mais comme tu dis je n’ai goût à rien. Même ce que j’aime ce n’est que pour me nourrir n’y prend pas plaisir et quand c’est un peu le cas je culpabilise…
Les journées sont longues …
Merci pour tes réponses
Angie
Re: Mamange cherche à ne pas se sentir seule
Bonsoir Angie,
C'est bien si tu arrives déjà à faire du travail "mécanique"... c'est la première chose que j'ai commencé à pouvoir faire après avoir passé des journées à fixer le mur... c'est la période où il vaut mieux ne pas s'attendre à être ambitieuse et récupérer vite...il ne s'est pas passé un drame, c'est bien une tragédie, nous y sommes jamais préparées.
Je voulais rebondir aussi par rapport à une réflexion qui est présente dans l'un de tes premiers message, celle sur la religion. Moi non plus je ne suis pas croyante mais le jour où on nous a annoncé la maladie génétique de notre fille ( à 37 semaines !) j'ai tellement voulu croire...pour pouvoir m'accrocher à quelque chose, pour avoir une boussole éthique et morale... qu'est-ce qui est mieux : pas de vie ou une vie de souffrances ? Qu'est-ce qui est égoïste : vouloir la tenir dans mes bras à tout prix ou s'en séparer de peur de ne pas être à la hauteur de sa vie qui serait tellement demandeuse de moi et des institutions spécialisées... Aujourd'hui cette "décision", la plus moche, la plus déchirée, la plus malheureuse de ma vie, prise, j'ai de nouveau envie de croire mais pour une autre raison - pour espérer que là-haut elle a les chances que ne lui ont pas été données ici bas...pour pouvoir le jour de ma mort aller la voir et lui demander pardon, de lui dire encore une fois que je l'aime...j'ai des amies et amis croyants, de confessions différentes, toutes et tous m'ont dit la même chose : que dieu est amour et qu'ils allaient prier pour elle. Je crois que nous n'avons peut-être pas besoin de retrouver littéralement la foi et commencer à aller à la messe ou à la mosquée (personnellement je n'ai jamais été fan du côté institutionnelle des religions)...nous pouvons prier comme cela nous vient, avec simplicité, avec nos mots et nos actes. Pour l'instant j'ai commandé à faire un peu de peinture et je dessine ma Chiara avec des animaux célestes.
En te souhaite de passer une soirée avec un peu de paix intérieure,
Nat'
C'est bien si tu arrives déjà à faire du travail "mécanique"... c'est la première chose que j'ai commencé à pouvoir faire après avoir passé des journées à fixer le mur... c'est la période où il vaut mieux ne pas s'attendre à être ambitieuse et récupérer vite...il ne s'est pas passé un drame, c'est bien une tragédie, nous y sommes jamais préparées.
Je voulais rebondir aussi par rapport à une réflexion qui est présente dans l'un de tes premiers message, celle sur la religion. Moi non plus je ne suis pas croyante mais le jour où on nous a annoncé la maladie génétique de notre fille ( à 37 semaines !) j'ai tellement voulu croire...pour pouvoir m'accrocher à quelque chose, pour avoir une boussole éthique et morale... qu'est-ce qui est mieux : pas de vie ou une vie de souffrances ? Qu'est-ce qui est égoïste : vouloir la tenir dans mes bras à tout prix ou s'en séparer de peur de ne pas être à la hauteur de sa vie qui serait tellement demandeuse de moi et des institutions spécialisées... Aujourd'hui cette "décision", la plus moche, la plus déchirée, la plus malheureuse de ma vie, prise, j'ai de nouveau envie de croire mais pour une autre raison - pour espérer que là-haut elle a les chances que ne lui ont pas été données ici bas...pour pouvoir le jour de ma mort aller la voir et lui demander pardon, de lui dire encore une fois que je l'aime...j'ai des amies et amis croyants, de confessions différentes, toutes et tous m'ont dit la même chose : que dieu est amour et qu'ils allaient prier pour elle. Je crois que nous n'avons peut-être pas besoin de retrouver littéralement la foi et commencer à aller à la messe ou à la mosquée (personnellement je n'ai jamais été fan du côté institutionnelle des religions)...nous pouvons prier comme cela nous vient, avec simplicité, avec nos mots et nos actes. Pour l'instant j'ai commandé à faire un peu de peinture et je dessine ma Chiara avec des animaux célestes.
En te souhaite de passer une soirée avec un peu de paix intérieure,
Nat'