VioletteD. a écrit : ↑04 août 2025, 13:01
Charlie35 a écrit : ↑27 juillet 2025, 12:35
Bonjour Violette,
Coucou Charlie35,
Comment allez-vous depuis ce message, ton mari et toi ?
"autant je suis un peu dépitée car je pensais que l'hystéroscopie aurait pu aider pour un diagnostic... Il n'y a donc aucun moyen de détecter un problème de col avant une prochaine grossesse ?" : dans certains cas, avec un antécédent de RPM j'imagine qu'on a peu de doutes si le col reste béant même sans grossesse dans l'utérus (test des bougies de Hégar ?). Mais par contre, si ce test revient normal, le doute reste, car en cas d'incompétence dite "fonctionnelle", c'est le poids du contenu utérin quand la grossesse avance qui fait "céder" le col, or ce poids ne peut pas être simulé en-dehors de la grossesse. Si j'ai bien compris, l'hystéroscopie est utile pour voir s'il y a une malformation utérine (certaines malformations peuvent entraîner des RPM) ou des traces d'endométrite (possible cause de problèmes aussi).
"La cousine de mon mari qui est gygy voulait que je fasse prélèvements vaginaux + écho tous les 15 jours. Ma gynéco elle préconise plutôt tous les mois (c'est ce qu'elle nous avait dit lors du rdv de contrôle après 6 semaines), mais rien de plus." : ce que t'a dit la cousine de ton mari correspond à ce que j'ai vu recommander et au suivi que j'ai eu. Des échos plus espacées augmentent le risque de passer à côté d'un problème, car un col incompétent peut bouger vite (source : mon gynéco spécialisé).
"je n'ai pratiquement eu aucun examen du col à part au tout tout début de ma grossesse. Une amie, enceinte de son deuxième, m'a d'ailleurs dit qu'il y a quelques années elle était surveillée à chaque fois pour son col mais pas pour cette deuxième grossesse. Après avoir demandé à sa SF, celle-ci lui a dit que les protocoles avaient changé et qu'on partait du principe que la mère était capable de sentir si quelque chose clochait, sans parler d'un risque infectieux supplémentaire à chaque examen." : oui. Apparemment, il y avait aussi le risque d'un excès de prise en charge pour risque d'accouchement préma chez des femmes qui sont en réalité à bas risque (prise en charge qui créait sans doute des soucis aussi...). Je ne suis pas une pro des stats (loin de là), mais apparemment, un col court n'a pas la même valeur prédictive (d'une perte de grossesse tardive ou d'un accouchement prématuré) en fonction du profil de la patiente. Donc actuellement, on recommande les mesures du col uniquement chez les patientes identifiées comme à risque.
Personnellement, ce qui m'a semblé le plus important quand j'ai consulté, c'est d'avoir qqun qui soit capable d'élaborer des hypothèses un peu sérieuses sur ce qui s'était passé, comme la gynéco spécialiste de SanBasilou plus haut. Et qqun qui n'allait rien éliminer au nom de l'optimisme tant qu'on n'était pas sûr que telle hypothèse pouvait être écartée. Qqun qui connaît vraiment la problématique et qui a déjà suivi des patientes concernées saura s'il y a des examens préalables utiles ou si seul un suivi rapproché en cours de grossesse s'impose.
Douces pensées...
Bonjour Violette,
Merci pour ton gentil message.
Pour être tout à fait honnête, les dernières semaines ont été difficiles. La DPA est passée, mais cela a été très dur à vivre. Davantage pour mon mari, dont l'anniversaire était proche et qui pensait avoir le plus joli cadeau cette année... Heureusement, des amis à nous sont venus ces derniers jours, et sont partis le matin du RDV pré conceptionnel, ce qui nous a changé les idées.
Pour le RDV pré conceptionnel, ce fut évidemment une déception. On sent que la gynéco est complètement dépassée et bien que plutôt sympathique, elle n'apprécie pas que je sois venue après avoir fait des recherches et que je lui demande des examens ou que j'émette des hypothèses.
J'ai craqué durant le RDV, en lui faisant comprendre que nous avons besoin d'avoir quelqu'un d'actif, qui émet des hypothèses, qui cherche, et qu'on ne veut pas de quelqu'un qui se contente d'être optimiste. Notre confiance est ébranlée.
Elle a refusé tous les examens, m'a dit que le test des bougies ne servait à rien et ne se faisait plus, que l'hystéroscopie était hors de question etc.
Bref, j'ai juste eu droit à une sérologie pour les vaccins (déjà faite pour mon ancienne grossesse) à un arrêt du tabac (j'ai repris à fond avec la perte de notre Léo, mais pas besoin d'elle pour savoir que je dois arrêter). Elle a fini par me prescrire une écho pelvienne, mais en me faisant bien sentir qu'étant donné que j'en avais déjà eu, il n'y aurait rien de nouveau.
On a du descendre prendre rdv au secrétariat de son confrère pour cette écho, et il s'avérait que c'était le service où j'avais accouché de Léo. Mon mari a craqué et s'est mis à pleurer en revenant là bas. J'ai l'impression qu'on nous fait souffrir inutilement...
J'ai été aussi agacée car lors du rdv de contrôle, elle m'avait parlé d'écho tous les mois voire tous les 15 jours pour le suivi de grossesse. Protocole que j'avais souvent lu ici et que la cousine de mon mari nous avait également conseillé.
A notre grande déception, la gynéco est revenue là dessus, disant qu'elle n'avait jamais dit ça. Il a fallu que j'insiste pour qu'elle finisse par céder, mais notre confiance en a encore pris un coup : comment se sentir bien encadrés, s'ils reviennent perpétuellement sur leur décision ? Ils ont l'air de prendre cela tellement à la légère. En plus, malgré son accord pour les faire tous les 15 jours, elle a refusé de continuer à le faire à partir des 24 semaines. Ce sera donc tous les mois après cette date.
On sent qu'ils pataugent, elle a d'ailleurs admis n'avoir aucune hypothèse, et que la médecine n'avait pas avancé depuis 30 ans sur l'obstétrical ("vous savez on ne sait même pas comment fonctionne le placenta ! ") et que la RPM ils ne savent pas l'anticiper, et encore moins la guérir. Mais en parallèle, j'ai eu droit à des réflexions, comme quoi je ne devais pas être défaitiste pour une prochaine grossesse. Je lui ai fait comprendre qu'au delà de l'aspect physique, mon mari et moi avons perdu toute innocence face à la grossesse. Ironie du sort, 10 min plus tard, quand elle avoue qu'il y a un risque de récidive pour une RPM sans cause connue, elle me sort que le risque 0 n'existe pas pour la grossesse...!
Ce rdv a été lunaire. On dit des choses au rdv précédent sur lesquelles on revient maintenant. On parle de sa collègue qui suspectait que mon hématome rétro placentaire soit la cause, elle me dit que non. Je lui demande comment se passera la prochaine grossesse : ai-je le droit de marcher (nous marchons 1H30 par jour) de faire du yoga (je sentais que parfois cela tirait lors de ma dernière grossesse), de travailler etc. Impossible d'avoir une réponse fiable et précise. Oui vous avez droit de marcher autant, mais ne courrez pas un marathon non plus (merci du conseil!), et puis finalement fractionner ce serait bien. Oui pour le yoga, mais en fait je ne sais pas. Pour le travail, je vous arrêterai tout de suite, et puis finalement que quand il y aura des signes type saignements, et puis finalement ce sera après le 1er trimestre....!! On est ressorti encore plus perdus et démunis.
Elle n'a rien voulu entendre concernant le col. Pour elle mon col était fermé, donc je n'ai pas de risque. Je lui ai parlé de mes lectures sur ce forum, de ces femmes à qui on a répondu la même chose et qui ont finalement eu un problème de col, j'ai juste senti que ça l'agaçait. Et elle n'écoute pas : je parle de
SI on découvre quelque chose, faudrait-il envisager un cerclage? Elle me répond "on ne va pas vous cercler
s'il n'y a rien". Un dialogue de sourds en somme...
Je lui ai demandé s'il ne serait pas possible d'avoir un check up complet en maternité niveau 3, sa réponse : "vous pouvez y aller, ça ne me gêne pas, mais ils refuseront aussi et ne feront rien de plus". Du coup, nous sommes un peu désespérés, car nous n'avons plus du tout confiance et nous aimerions trouver quelqu'un qui soit plus compétent. Je ne dis pas qu'elle ne l'est pas pour les grossesses classiques, mais là clairement, elle a l'air dépassé, et on ne se sent pas entendus. Le problème c'est qu'en cherchant un spécialiste, j'ai l'impression que ça nous mène directement en service de PMA pour en voir un. C'était votre cas aussi ?
J'ai vu passer aussi le terme "périnatologue" alors je ne sais pas si ça mène à quelque chose. Bref, nous désespérons de trouver quelqu'un.
Ce qui m'a agacée aussi, c'est que nous avons bien spécifié dès le début du RDV que nous ne comptions pas remettre en route tout de suite, car notre deuil n'est pas terminé et nous ne sommes pas prêts. Nous voulions juste faire ce rdv maintenant, une fois la DPA passée et avant de reprendre tous les 2 nos emplois respectifs, car nos plannings sont très compliqués pour effectuer le rdv à 2, sans compter si nous devions nous lancer dans une batterie d'examens avant la grossesse.
Or, le fait que je craque et que mon mari soit de plus en plus anxieux au fil du rdv l'a mené à nous dire qu'on devrait peut être attendre encore quelques mois avant de se relancer, sous entendu vous êtes encore bien émotifs, donc pas prêts à vivre une grossesse sereine...
Je lui ai rappelé nos paroles du début et lui ai fait comprendre que je suis également obligée de prendre en compte l'horloge biologique. Sa réponse : "oui ben vous pouvez attendre encore 6 mois avant de relancer, c'est OK". Ce à quoi je lui ai répondu que ça c'est en partant du principe que la prochaine grossesse se passera bien, mais si j'enchaine les fausses couches, comment fait-on avec mon âge ? Pas de réponse...
Elle m'a ressorti le fait de vivre étape par étape la grossesse, comme si c'était une solution à l'angoisse. Je lui ai répondu que le problème de la grossesse, c'est qu'une fois lancée, on ne peut plus faire marche arrière si la pression est trop difficile à vivre. Et encore une fois étape par étape, fort bien, mais si une étape se passe mal, qu'une RPM ressurgit, étant donné que vous ne pouvez rien faire, que faisons nous avec mon mari ? Pas de réponse de nouveau.
Douces pensées à vous.
Notre petit Léo, né à 21SA+6 d'une RPM.