Besoin d’écrire et de vos ressentis
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- Enregistré le : 23 juin 2024, 18:12
Besoin d’écrire et de vos ressentis
Coucou à toutes,
C’est en pleine insomnie que je me décides à poster ce message.
J’avais déjà partagé mon histoire sur ce forum et cela m’avait fait beaucoup de bien de vous lire et d’échanger sur nos vécus.
En juin dernier, nous avons perdu notre petit garçon suite à une RPM à 18 SA, et nous avons pris la décision de l’IMG qui s’est produite à 20 SA.
Aujourd’hui, et depuis quelques jours (environ deux semaines), je me sens déprimée…
Je ressens une perte d’élan vitale, de motivation, je me renferme. Je sais que le mauvais temps d’il y a 15 jours a été un peu un déclencheur.
J’ai repris le travail à mi-temps thérapeutique début juillet, soit 4 semaines après l’IMG. Les 15 premiers jours ont été bien dans l’ensemble. Toujours un peu triste, mais le sourire est là. J’avais l’impression de reprendre un peu ma vie en main, de revoir un peu de monde et de « sortir » un peu de cette mauvaise période. J’avais l’impression d’aller de l’avant et de commencer à vivre avec cette épreuve. Il y a parfois des jours où la tristesse est bien présente, mais en général, je pleure un bon coup et je rebondis.
Mais depuis quelques jours, je ressasse beaucoup dans ma tête. Parfois, il y a des jours où c’est comme si je réalisais ce qu’il s’est passé, un peu comme une flash dans ma tête qui me dit « hey mais tu as perdu ton bébé quand même. », d’un air comme si je ne réalisais pas.
Je suis toujours suivi par une psychologue, mais le RDV de l’autre jour a été écourté pour une urgence dans le service. Je lui ai fait part de cette période plus difficile, avec ce ressentis d’avoir un contre-coup, l’euphorie de la reprise qui retombe. Ce qu’elle m’a confirmé comme tout à fait normal.
Nous n’avons pas eu le temps d’aller plus loin dans le rendez-vous.
J’ai cette sensation aujourd’hui d’être « malchanceuse » dans la vie. J’ai peur que ça le soit un peu toute ma vie d’ailleurs. Comme si je me disais que j’ai pas fini de galérer dans la vie et que je vais toujours devoir passer par des moments ou des épreuves difficiles pour parvenir à avoir des bonheurs dans ma vie. D’ailleurs, un membre de ma famille m’avait dit peu de temps après la RPM : « Dieu donne ses batailles les plus dures à ses soldats les plus forts. » Au départ, je l’avais vraiment pris comme un soutien et encouragement, mais avec du recul et sûrement mes émotions du moment, je me demande pourquoi on est obligé de « batailler » du coup ? En quoi le fait d’être fort, doit nous obliger à affronter des épreuves du genre …
Je remets beaucoup ma vie et la vie en question d’ailleurs. Au point où même mon métier qui me plaît (je suis infirmière à domicile, et actuellement je remplace ma cadre en bureau) ne me motive plus. Je me demande si j’ai envie de continuer à prendre soin des autres. Ça m’a fait un tilte quand je suis restée chez un patient l’écouter se plaindre de choses futiles. Je me suis dit « mais qu’est que je fou là. », comme si le contact humain me passionnait plus. Il y a peut-être une opportunité de coordination dans un autre service qui pourrai me plaire mais je ne sais plus si j’ai envie aujourd’hui de me lancer dans un nouveau défi.
Au paravant, je l’aurai fait, même avec le stress mais là aujourd’hui, je n’ai plus envie de me prendre la tête avec un nouveau poste qui pourrait me stresser un peu plus.
C’est un peu ça mon « mood » du moment. L’envie de rien. J’ai seulement hâte de rebondir et de passer à autre chose, surtout d’avancer mais je n’ai même pas la motivation de le faire.
Plus de motivation à rien, je reste là plus part du temps, soit à regarder la télé soit à faire du tri et du rangement, comme si j’essayais de cloisonner des choses dans ma tête.
J’ai du mal à avoir cette impulsion de rebondir. Je ne fais aucuns efforts sur mon alimentation, grignotage à gogo, plus de sport. Je m’habille au stricte minimum (joliment quand même) mais je sens que je ne fais plus d’effort. Plus de motivation, je suis « fatiguée » d’avance à l’idée de vouloir faire quoi que ce soit.
Pour mon mari, c’est l’inverse. Il y a 3 semaines, il a appris la séparation de ses parents. Séparation compliquée car son père a décidé de tout plaquer pour une fille de mon âge … Je vous épargne les détails.
Il s’est mis au sport, est reparti dans les travaux de la maison, même si lui aussi à ces moments bas. Mais je vois qu’il fait l’effort, il se force. Il fait attention aux courses, mange bien, fait du sport. Et moi ça me culpabilise encore plus de me voir comme ça à côté de lui.
Nous avions mis 3 ans pour avoir ce petit cœur. Après un an essai naturel, nous sommes allés en PMA suite à l’infertilé de mon mari. Nouvelle épreuve dans notre vie …
La première FIV a été négative mais la deuxième une réussite après 5 mois en PMA. Malgré cette épreuve, on s’estimait heureux d’avoir cette première grossesse aussi rapidement. On pensait vraiment qu’on mettrait plus de temps. On s’en estime heureux.
Mais aujourd’hui j’ai peur de la suite.
Je suis à la fois prête pour ce parcours complexe et prenant mais j’ai peur de la déception.
Peur d’être déçu de mettre du temps pour la prochaine grossesse, peur des FIV négatives, peur d’une fausse couche, d’une RPM, peur d’une mort fœtal (peu un porte le stade de la grossesse), peur de perdre encore un prochain bébé. La prochaine grossesse me fait peur mais à la fois, je suis aussi impatiente de m’y remettre et d’enfin avoir ce premier bébé. Mais j’ai peur de ce qui peut arriver. Comme si j’étais certaine qu’il allait arriver forcément quelque chose.
Je me rends bien compte que j’ai un bon syndrome de l’abandon (déjà encrée dans ma vie depuis la perte de beaucoup de membre de ma famille, et le manque de considération dans l’adolescence). Mais là, avec les derniers événements, cela c’est bien majoré.
Alors je vous rassure, je suis pas H24 comme ça. Je suis quand même un peu active chez moi, souriante et dans la rigolade parfois. Mais c’est un peu mon état du moment quand même. Il y a des jours où c’est un peu moins et des jours ou c’est plus exacerbé. Je me demande si c’est pas un début de dépression ou si ça l’est déjà.
Je suis preneuse de vous retour et ressenti. Vos solutions ou conseils d’ailleurs.
Un immense merci de m’avoir lu jusqu’à la fin d’ailleurs, parce que là je conçois, on est sur un pavé ! C’est un peu la partie visible de l’iceberg, et je ne couche pas tous mes maux mais c’est déjà assez bien résumé et long comme ça.
Merci encore de m’avoir lu jusqu’à bout.
Bon courage à vous toutes aussi dans le chemin de la reconstruction.
C’est en pleine insomnie que je me décides à poster ce message.
J’avais déjà partagé mon histoire sur ce forum et cela m’avait fait beaucoup de bien de vous lire et d’échanger sur nos vécus.
En juin dernier, nous avons perdu notre petit garçon suite à une RPM à 18 SA, et nous avons pris la décision de l’IMG qui s’est produite à 20 SA.
Aujourd’hui, et depuis quelques jours (environ deux semaines), je me sens déprimée…
Je ressens une perte d’élan vitale, de motivation, je me renferme. Je sais que le mauvais temps d’il y a 15 jours a été un peu un déclencheur.
J’ai repris le travail à mi-temps thérapeutique début juillet, soit 4 semaines après l’IMG. Les 15 premiers jours ont été bien dans l’ensemble. Toujours un peu triste, mais le sourire est là. J’avais l’impression de reprendre un peu ma vie en main, de revoir un peu de monde et de « sortir » un peu de cette mauvaise période. J’avais l’impression d’aller de l’avant et de commencer à vivre avec cette épreuve. Il y a parfois des jours où la tristesse est bien présente, mais en général, je pleure un bon coup et je rebondis.
Mais depuis quelques jours, je ressasse beaucoup dans ma tête. Parfois, il y a des jours où c’est comme si je réalisais ce qu’il s’est passé, un peu comme une flash dans ma tête qui me dit « hey mais tu as perdu ton bébé quand même. », d’un air comme si je ne réalisais pas.
Je suis toujours suivi par une psychologue, mais le RDV de l’autre jour a été écourté pour une urgence dans le service. Je lui ai fait part de cette période plus difficile, avec ce ressentis d’avoir un contre-coup, l’euphorie de la reprise qui retombe. Ce qu’elle m’a confirmé comme tout à fait normal.
Nous n’avons pas eu le temps d’aller plus loin dans le rendez-vous.
J’ai cette sensation aujourd’hui d’être « malchanceuse » dans la vie. J’ai peur que ça le soit un peu toute ma vie d’ailleurs. Comme si je me disais que j’ai pas fini de galérer dans la vie et que je vais toujours devoir passer par des moments ou des épreuves difficiles pour parvenir à avoir des bonheurs dans ma vie. D’ailleurs, un membre de ma famille m’avait dit peu de temps après la RPM : « Dieu donne ses batailles les plus dures à ses soldats les plus forts. » Au départ, je l’avais vraiment pris comme un soutien et encouragement, mais avec du recul et sûrement mes émotions du moment, je me demande pourquoi on est obligé de « batailler » du coup ? En quoi le fait d’être fort, doit nous obliger à affronter des épreuves du genre …
Je remets beaucoup ma vie et la vie en question d’ailleurs. Au point où même mon métier qui me plaît (je suis infirmière à domicile, et actuellement je remplace ma cadre en bureau) ne me motive plus. Je me demande si j’ai envie de continuer à prendre soin des autres. Ça m’a fait un tilte quand je suis restée chez un patient l’écouter se plaindre de choses futiles. Je me suis dit « mais qu’est que je fou là. », comme si le contact humain me passionnait plus. Il y a peut-être une opportunité de coordination dans un autre service qui pourrai me plaire mais je ne sais plus si j’ai envie aujourd’hui de me lancer dans un nouveau défi.
Au paravant, je l’aurai fait, même avec le stress mais là aujourd’hui, je n’ai plus envie de me prendre la tête avec un nouveau poste qui pourrait me stresser un peu plus.
C’est un peu ça mon « mood » du moment. L’envie de rien. J’ai seulement hâte de rebondir et de passer à autre chose, surtout d’avancer mais je n’ai même pas la motivation de le faire.
Plus de motivation à rien, je reste là plus part du temps, soit à regarder la télé soit à faire du tri et du rangement, comme si j’essayais de cloisonner des choses dans ma tête.
J’ai du mal à avoir cette impulsion de rebondir. Je ne fais aucuns efforts sur mon alimentation, grignotage à gogo, plus de sport. Je m’habille au stricte minimum (joliment quand même) mais je sens que je ne fais plus d’effort. Plus de motivation, je suis « fatiguée » d’avance à l’idée de vouloir faire quoi que ce soit.
Pour mon mari, c’est l’inverse. Il y a 3 semaines, il a appris la séparation de ses parents. Séparation compliquée car son père a décidé de tout plaquer pour une fille de mon âge … Je vous épargne les détails.
Il s’est mis au sport, est reparti dans les travaux de la maison, même si lui aussi à ces moments bas. Mais je vois qu’il fait l’effort, il se force. Il fait attention aux courses, mange bien, fait du sport. Et moi ça me culpabilise encore plus de me voir comme ça à côté de lui.
Nous avions mis 3 ans pour avoir ce petit cœur. Après un an essai naturel, nous sommes allés en PMA suite à l’infertilé de mon mari. Nouvelle épreuve dans notre vie …
La première FIV a été négative mais la deuxième une réussite après 5 mois en PMA. Malgré cette épreuve, on s’estimait heureux d’avoir cette première grossesse aussi rapidement. On pensait vraiment qu’on mettrait plus de temps. On s’en estime heureux.
Mais aujourd’hui j’ai peur de la suite.
Je suis à la fois prête pour ce parcours complexe et prenant mais j’ai peur de la déception.
Peur d’être déçu de mettre du temps pour la prochaine grossesse, peur des FIV négatives, peur d’une fausse couche, d’une RPM, peur d’une mort fœtal (peu un porte le stade de la grossesse), peur de perdre encore un prochain bébé. La prochaine grossesse me fait peur mais à la fois, je suis aussi impatiente de m’y remettre et d’enfin avoir ce premier bébé. Mais j’ai peur de ce qui peut arriver. Comme si j’étais certaine qu’il allait arriver forcément quelque chose.
Je me rends bien compte que j’ai un bon syndrome de l’abandon (déjà encrée dans ma vie depuis la perte de beaucoup de membre de ma famille, et le manque de considération dans l’adolescence). Mais là, avec les derniers événements, cela c’est bien majoré.
Alors je vous rassure, je suis pas H24 comme ça. Je suis quand même un peu active chez moi, souriante et dans la rigolade parfois. Mais c’est un peu mon état du moment quand même. Il y a des jours où c’est un peu moins et des jours ou c’est plus exacerbé. Je me demande si c’est pas un début de dépression ou si ça l’est déjà.
Je suis preneuse de vous retour et ressenti. Vos solutions ou conseils d’ailleurs.
Un immense merci de m’avoir lu jusqu’à la fin d’ailleurs, parce que là je conçois, on est sur un pavé ! C’est un peu la partie visible de l’iceberg, et je ne couche pas tous mes maux mais c’est déjà assez bien résumé et long comme ça.
Merci encore de m’avoir lu jusqu’à bout.
Bon courage à vous toutes aussi dans le chemin de la reconstruction.
IMG à 20 SA +1 de notre petit cœur le 10 juin 2024 (RPM à 18SA+1).
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Bonjour Mélanie,
Ce que tu ressens est tout à fait normal. L'IMG est encore très récente. Le deuil d'un bébé est très long et il n'est pas linéaire. Il y a tellement de deuils à faire simultanément (deuil de la grossesse, deuil des projets, deuil de l'avenir qu'on imaginait avec son bébé, deuil de certaines dates,...).
Il y a des moments où les vagues de tristesse nous écrasent.
Je sais que, quelques semaines après l'IMG, j'ai aussi ressenti l'impression que plus rien ne me faisait réellement plaisir. Je n'avais plus d'envie, plus d'énergie par moment. J'avais l'impression que plus rien n'aurait vraiment de saveurs, ni d'importance. J'avais du mal à me dire que j'allais devoir traverser certaines dates et certains événements sans mon bébé. J'étais aussi dans l'attente et l'angoisse des résultats génétiques, avec l'impression qu'un truc devait clocher chez nous et que le malheur allait nous poursuivre. Lorsque je riais, au début, je me disais par moment : "Tu ris. Mais ton bébé est mort" ou "Il fait beau, mais ta fille ne verra jamais ce ciel bleu." . Le post-partum et la chute d'hormones n'aident pas non plus à se sentir bien.
J'étais fonctionnelle, mais c'est tout. J'ai repris le boulot en télétravail trois semaines après l'IMG. Ça m'a changé les idées, mais je me sentais quand même vide par moment. J'avais l'impression que mon job était vraiment secondaire après tout ce que j'avais traversé.
Et puis, la vague est passée. J'ai eu de bons résultats génétiques. J'ai "survécu" aux dates difficiles (fête des mères, mon anniversaire). J'ai ri de bon cœur, sans arrière pensée. J'ai accepté d'être triste par moment, j'ai accepté un nouveau "moi". Quand une vague de tristesse passe, je l'accepte. Je n'essaie pas de la combattre. Au niveau du boulot, on m'a confié des projets intéressants et motivants. Ça m'a permis de me sentir utile.
Nous nous sommes relancés dans un projet de grossesse. Je voulais prendre ma revanche sur la vie. J'avais ce besoin viscéral de porter la vie. Ce nouveau combat m'a motivée. J'avais eu l'impression de subir mon IMG sans avoir les cartes en mains. Je n'avais pas pu me battre (que faire contre un accident génétique ?), je n'avais que pris des coups. En décidant de me lancer dans ce projet d'arc-en-ciel, j'avais l'impression d'être de nouveau actrice, plus spectatrice de ma vie. J'ai repris le contrôle de ce que je voulais et de mes projets.
L'angoisse de ne pas y arriver était bien là. Je me disais que j'avais peut-être juste eu de la chance pour ma première grossesse. Je me disais que ça ne fonctionnerait peut-être plus.
Tous ces doutes sont normaux et légitimes. Encore plus si tu es passée par la PMA. Mais rationnellement, l'IMG ne réduit pas les chances.
La grossesse d'après est une montagne russe, entre la joie, la tristesse, l'espoir et l'angoisse. Mais je me projette, j'espère, j'arrive aussi à voir de belles choses pour l'avenir. Je reste prudente tant que je n'ai pas passé le DPNI (je le fais dans deux semaines). J'ai peur pour cet arc-en-ciel. J'ai parfois du mal à croire qu'il est déjà là. Mais en même temps, c'est un beau chemin vers la reconstruction.
Mon conjoint, comme le tien, a plus rapidement repris à fond le boulot. Il a été très actif (à faire son sport tous les jours). Après, ça ne l'empêche pas de craquer par moment et d'être très triste. C'est sa manière de survivre et de garder la tête de l'eau.
Pour ce qui est de l'opportunité d'un nouveau job, ce serait une bonne chose pour te donner un nouveau souffle et un nouveau projet motivant. Par contre, il faut voir si tu as récupéré assez d'énergie et de volonté pour cela. Le deuil et le post-partum sont épuisants. Prends des décisions en fonction de ton ressenti et de tes forces actuelles.
C'est bien que tu sois suivie sur le plan psychologique. N'hésite pas à te renseigner sur Agapa. Il y a des lignes d'écoute et des groupes de paroles pour les parents endeuillés. Je sais que certaines personnes de ce forum ont reçu beaucoup de soutien de la part de cette association. Cela peut être un complément aux rendez-vous chez ta psy.
Si tu décides de reprendre le chemin de la PMA, n'hésite pas à passer sur la section "Petits frères, petites soeurs" du forum. Plusieurs membres sont en parcours PMA. Je pense que ça peut être motivant et rassurant de ne pas se sentir seule dans son combat.
Je n'ai pas de conseils miracles pour aller mieux. Je pense qu'il faut d'abord accepter la situation et accepter qu'il est normal de se sentir triste. Ensuite, il faut se donner des objectifs, de nouveaux projets (à sa portée, en fonction de ses forces actuelles). Enfin, il faut penser à soi et ne pas se forcer. Faire des choses qui nous font du bien et voir uniquement des gens quand nous en avons envie/besoin.
Je t'envoie tout mon soutien en cette période difficile.
Ce que tu ressens est tout à fait normal. L'IMG est encore très récente. Le deuil d'un bébé est très long et il n'est pas linéaire. Il y a tellement de deuils à faire simultanément (deuil de la grossesse, deuil des projets, deuil de l'avenir qu'on imaginait avec son bébé, deuil de certaines dates,...).
Il y a des moments où les vagues de tristesse nous écrasent.
Je sais que, quelques semaines après l'IMG, j'ai aussi ressenti l'impression que plus rien ne me faisait réellement plaisir. Je n'avais plus d'envie, plus d'énergie par moment. J'avais l'impression que plus rien n'aurait vraiment de saveurs, ni d'importance. J'avais du mal à me dire que j'allais devoir traverser certaines dates et certains événements sans mon bébé. J'étais aussi dans l'attente et l'angoisse des résultats génétiques, avec l'impression qu'un truc devait clocher chez nous et que le malheur allait nous poursuivre. Lorsque je riais, au début, je me disais par moment : "Tu ris. Mais ton bébé est mort" ou "Il fait beau, mais ta fille ne verra jamais ce ciel bleu." . Le post-partum et la chute d'hormones n'aident pas non plus à se sentir bien.
J'étais fonctionnelle, mais c'est tout. J'ai repris le boulot en télétravail trois semaines après l'IMG. Ça m'a changé les idées, mais je me sentais quand même vide par moment. J'avais l'impression que mon job était vraiment secondaire après tout ce que j'avais traversé.
Et puis, la vague est passée. J'ai eu de bons résultats génétiques. J'ai "survécu" aux dates difficiles (fête des mères, mon anniversaire). J'ai ri de bon cœur, sans arrière pensée. J'ai accepté d'être triste par moment, j'ai accepté un nouveau "moi". Quand une vague de tristesse passe, je l'accepte. Je n'essaie pas de la combattre. Au niveau du boulot, on m'a confié des projets intéressants et motivants. Ça m'a permis de me sentir utile.
Nous nous sommes relancés dans un projet de grossesse. Je voulais prendre ma revanche sur la vie. J'avais ce besoin viscéral de porter la vie. Ce nouveau combat m'a motivée. J'avais eu l'impression de subir mon IMG sans avoir les cartes en mains. Je n'avais pas pu me battre (que faire contre un accident génétique ?), je n'avais que pris des coups. En décidant de me lancer dans ce projet d'arc-en-ciel, j'avais l'impression d'être de nouveau actrice, plus spectatrice de ma vie. J'ai repris le contrôle de ce que je voulais et de mes projets.
L'angoisse de ne pas y arriver était bien là. Je me disais que j'avais peut-être juste eu de la chance pour ma première grossesse. Je me disais que ça ne fonctionnerait peut-être plus.
Tous ces doutes sont normaux et légitimes. Encore plus si tu es passée par la PMA. Mais rationnellement, l'IMG ne réduit pas les chances.
La grossesse d'après est une montagne russe, entre la joie, la tristesse, l'espoir et l'angoisse. Mais je me projette, j'espère, j'arrive aussi à voir de belles choses pour l'avenir. Je reste prudente tant que je n'ai pas passé le DPNI (je le fais dans deux semaines). J'ai peur pour cet arc-en-ciel. J'ai parfois du mal à croire qu'il est déjà là. Mais en même temps, c'est un beau chemin vers la reconstruction.
Mon conjoint, comme le tien, a plus rapidement repris à fond le boulot. Il a été très actif (à faire son sport tous les jours). Après, ça ne l'empêche pas de craquer par moment et d'être très triste. C'est sa manière de survivre et de garder la tête de l'eau.
Pour ce qui est de l'opportunité d'un nouveau job, ce serait une bonne chose pour te donner un nouveau souffle et un nouveau projet motivant. Par contre, il faut voir si tu as récupéré assez d'énergie et de volonté pour cela. Le deuil et le post-partum sont épuisants. Prends des décisions en fonction de ton ressenti et de tes forces actuelles.
C'est bien que tu sois suivie sur le plan psychologique. N'hésite pas à te renseigner sur Agapa. Il y a des lignes d'écoute et des groupes de paroles pour les parents endeuillés. Je sais que certaines personnes de ce forum ont reçu beaucoup de soutien de la part de cette association. Cela peut être un complément aux rendez-vous chez ta psy.
Si tu décides de reprendre le chemin de la PMA, n'hésite pas à passer sur la section "Petits frères, petites soeurs" du forum. Plusieurs membres sont en parcours PMA. Je pense que ça peut être motivant et rassurant de ne pas se sentir seule dans son combat.
Je n'ai pas de conseils miracles pour aller mieux. Je pense qu'il faut d'abord accepter la situation et accepter qu'il est normal de se sentir triste. Ensuite, il faut se donner des objectifs, de nouveaux projets (à sa portée, en fonction de ses forces actuelles). Enfin, il faut penser à soi et ne pas se forcer. Faire des choses qui nous font du bien et voir uniquement des gens quand nous en avons envie/besoin.
Je t'envoie tout mon soutien en cette période difficile.
Manon, Équipe de modération de Petite Emilie
Pépinette, IMG à 17SA pour T21 - 28/03/2024
Louis, notre Petit Espoir - 05/03/2025
Pépinette, IMG à 17SA pour T21 - 28/03/2024
Louis, notre Petit Espoir - 05/03/2025
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Bonjour Mélanie,
La perte de ton bébé est encore tellement récente, soit douce et patiente avec toi. Si tu as besoin de larver devant ta télé à déprimer en grignotant, ne culpabilise pas. Mon bébé est décédé il y a 6 mois tout pile aujourd’hui, je passe toujours par phase des moments inerte sur mon canapé à regarder dans le vide avec mon chagrin pour compagnie. Je ne pense pas que ce soit signe de dépression au sens pathologique, tu es triste d’avoir perdu ton bébé il y’a deux mois, c’est normal que tu sois mélancolique, que tu ressentes du chagrin +++.
Mon mari a repris plus rapidement que moi aussi le chemin vers « la vie », je pense que les ressentis sont différents. On a porté nos bébés, on les a senti bougé, créé cette connexion unique. Mais quelque part je trouve ça sain de ne pas s’écraser mutuellement avec nos chagrins non plus, de pouvoir se reposer sur l’autre. Le principal est que ton conjoint ne te mette pas de pression à aller mieux et soit compréhensif de tes ressentis.
Je ne pense pas avoir vraiment de conseil type, mais uniquement de prendre et profiter des bons moments, te laisser allé à la déprime lorsque les vagues de tristesse sont trop fortes. Ces vagues passent toujours.
N’écoute que toi et ton mari, vos envies, gérez comme vous voulez / pouvez : travail, projet bébé tout ce qui peut te booster, faire du bien. J’ai repris le chemin de la PMA, 3 mois après le décès de mon bébé (grossesse issue d’une FIV qui a fonctionné du premier coup). J’ai fait un premier tec qui a échoué en mai, puis je suis tombé enceinte suite à un tec dès le cycle suivant, je suis actuellement à 11sa. C’est un stress supplémentaire mais ça ne signifie pas que cela sera plus long car tu es en PMA que pour une femme en essai naturel. Dans les deux cas c est la nature et non les médecins qui décident si un p’tit bebe s’installera rapidement. C’est plutôt très encourageant pour la suite que votre parcours ait été rapide pour votre premier bébé.
Je rejoins @pepin, n’hésite pas à nous rejoindre sur le post petit frère / petite sœur lorsque tu souhaiteras reprendre ce projet, cela apporte beaucoup de soutien <3
Bon courage dans cette période compliqué, c’est certainement bateau mais le bonheur revient toujours.
La perte de ton bébé est encore tellement récente, soit douce et patiente avec toi. Si tu as besoin de larver devant ta télé à déprimer en grignotant, ne culpabilise pas. Mon bébé est décédé il y a 6 mois tout pile aujourd’hui, je passe toujours par phase des moments inerte sur mon canapé à regarder dans le vide avec mon chagrin pour compagnie. Je ne pense pas que ce soit signe de dépression au sens pathologique, tu es triste d’avoir perdu ton bébé il y’a deux mois, c’est normal que tu sois mélancolique, que tu ressentes du chagrin +++.
Mon mari a repris plus rapidement que moi aussi le chemin vers « la vie », je pense que les ressentis sont différents. On a porté nos bébés, on les a senti bougé, créé cette connexion unique. Mais quelque part je trouve ça sain de ne pas s’écraser mutuellement avec nos chagrins non plus, de pouvoir se reposer sur l’autre. Le principal est que ton conjoint ne te mette pas de pression à aller mieux et soit compréhensif de tes ressentis.
Je ne pense pas avoir vraiment de conseil type, mais uniquement de prendre et profiter des bons moments, te laisser allé à la déprime lorsque les vagues de tristesse sont trop fortes. Ces vagues passent toujours.
N’écoute que toi et ton mari, vos envies, gérez comme vous voulez / pouvez : travail, projet bébé tout ce qui peut te booster, faire du bien. J’ai repris le chemin de la PMA, 3 mois après le décès de mon bébé (grossesse issue d’une FIV qui a fonctionné du premier coup). J’ai fait un premier tec qui a échoué en mai, puis je suis tombé enceinte suite à un tec dès le cycle suivant, je suis actuellement à 11sa. C’est un stress supplémentaire mais ça ne signifie pas que cela sera plus long car tu es en PMA que pour une femme en essai naturel. Dans les deux cas c est la nature et non les médecins qui décident si un p’tit bebe s’installera rapidement. C’est plutôt très encourageant pour la suite que votre parcours ait été rapide pour votre premier bébé.
Je rejoins @pepin, n’hésite pas à nous rejoindre sur le post petit frère / petite sœur lorsque tu souhaiteras reprendre ce projet, cela apporte beaucoup de soutien <3
Bon courage dans cette période compliqué, c’est certainement bateau mais le bonheur revient toujours.
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Bonjour Mélanie,
Ton message et ton histoire m'ont beaucoup émue et je veux tout d'abord t'envoyer tout mon soutien dans cette période si difficile qu'est le deuil d'un petit bébé.
Je rejoins Pépin et Clem, la perte de ton petit garçon est tellement récente, c'est tout à fait normal que tu te sentes triste et mélancolique et que tu n'aies pas beaucoup d'énergie.. Je crois comprendre en plus que tu ne dors pas très bien, ce qui n'aide pas non plus à avoir de l'énergie et à se sentir mieux. Mais quand je lis ton message, j'ai l'impression que tu arrives déjà à faire beaucoup de choses et que tu as plein de courage : tu as repris le travail et qui plus est un travail au service des autres où on donne beaucoup et qui peut être bien éprouvant, tu fais des choses chez toi, tu vois du monde, tu as la volonté de vouloir aller mieux; moi je trouve que c'est déjà beaucoup.
J'ai perdu ma petite fille début mai à 19 SA, demain cela fera 3 mois qu'elle est née et que je l'ai perdue. Et de mon côté, cela fait seulement 2 semaines que je commence vraiment à aller mieux.
J'avais essayé de reprendre le travail 3 semaines après la naissance de ma petite et ça a été un gros fiasco: insomnie, flash de sa naissance, maux de tête, difficultés de mémorisation et de concentration. J'ai été réarrêtée pour 6 semaines avant de reprendre en mi-temps thérapeutique la semaine dernière.
Quand tu dis que ton travail ne te motive plus du tout, cela fait vraiment écho à certains ressentis que j'ai eus. Je suis dans le digital et je trouvais que développer des interfaces web et des applis mobiles c'était vraiment nul, vide de sens et n'apportait rien à personne. Ma psy m'avait dit que cela pouvait faire partie du deuil, on est tellement tristes de la perte de notre petit bébé que certaines choses n'ont plus aucune saveur. Depuis ma reprise il y a 8 jours, je n'ai plus ces pensées vis à vis de mon job, j'y retrouve de nouveau mon compte. Parfois les événement aussi difficiles que celui qu'on a vécu nous donne l'envie de changer et de nous reconvertir et parfois c'est que la période est si difficile qu'on fait ce qu'on peut et cela s'améliore ensuite.
Pour les petits conseils, je ne sais pas si cela pourra te faire du bien mais dans mon cas il y a deux choses qui m'ont aidée. La première ça a été de m'acheter un petit carnet et d'écrire mes ressentis et tout ce qui me venait à l'instant t pour faire sortir le maximum d'émotions et en parler ensuite avec ma psy. C'était quelque chose que j'avais lu sur un message de @Pepin (d'ailleurs j'en profite pour te remercier si tu lis ce message!) et j'ai l'impression que ça m'a vraiment aidée à avancer dans mon deuil. La deuxième c'est d'écouter quelques podcasts d'au revoir podcast. Certains témoignages que j'ai écoutés mettaient exactement les mots sur les maux que je ressentais et cela m'avait apaisé. L'un des témoignages disait aussi que la lumière finit toujours par pointer au bout du tunnel, comme une toute petite lueur au début et qu'il faudra alors bien s'y accrocher. J'ai l'impression que cette lueur est apparue il y a 2 semaines alors j'essaie de ne pas la lâcher ! Et je te souhaite de tout coeur que cette petite lueur arrive bien vite pour toi.
En tous les cas, ne culpabilise de rien, c'est si difficile et anormal de perdre notre petit bébé qu'on fait ce qu'on peut à notre rythme et c'est déjà bien suffisant. On peut ensuite compter sur le temps pour apaiser nos blessures et faire revenir la lumière.
Je t'envoie à nouveau tout mon soutien et n'hésite pas à nous donner des nouvelles.
Ton message et ton histoire m'ont beaucoup émue et je veux tout d'abord t'envoyer tout mon soutien dans cette période si difficile qu'est le deuil d'un petit bébé.
Je rejoins Pépin et Clem, la perte de ton petit garçon est tellement récente, c'est tout à fait normal que tu te sentes triste et mélancolique et que tu n'aies pas beaucoup d'énergie.. Je crois comprendre en plus que tu ne dors pas très bien, ce qui n'aide pas non plus à avoir de l'énergie et à se sentir mieux. Mais quand je lis ton message, j'ai l'impression que tu arrives déjà à faire beaucoup de choses et que tu as plein de courage : tu as repris le travail et qui plus est un travail au service des autres où on donne beaucoup et qui peut être bien éprouvant, tu fais des choses chez toi, tu vois du monde, tu as la volonté de vouloir aller mieux; moi je trouve que c'est déjà beaucoup.
J'ai perdu ma petite fille début mai à 19 SA, demain cela fera 3 mois qu'elle est née et que je l'ai perdue. Et de mon côté, cela fait seulement 2 semaines que je commence vraiment à aller mieux.
J'avais essayé de reprendre le travail 3 semaines après la naissance de ma petite et ça a été un gros fiasco: insomnie, flash de sa naissance, maux de tête, difficultés de mémorisation et de concentration. J'ai été réarrêtée pour 6 semaines avant de reprendre en mi-temps thérapeutique la semaine dernière.
Quand tu dis que ton travail ne te motive plus du tout, cela fait vraiment écho à certains ressentis que j'ai eus. Je suis dans le digital et je trouvais que développer des interfaces web et des applis mobiles c'était vraiment nul, vide de sens et n'apportait rien à personne. Ma psy m'avait dit que cela pouvait faire partie du deuil, on est tellement tristes de la perte de notre petit bébé que certaines choses n'ont plus aucune saveur. Depuis ma reprise il y a 8 jours, je n'ai plus ces pensées vis à vis de mon job, j'y retrouve de nouveau mon compte. Parfois les événement aussi difficiles que celui qu'on a vécu nous donne l'envie de changer et de nous reconvertir et parfois c'est que la période est si difficile qu'on fait ce qu'on peut et cela s'améliore ensuite.
Pour les petits conseils, je ne sais pas si cela pourra te faire du bien mais dans mon cas il y a deux choses qui m'ont aidée. La première ça a été de m'acheter un petit carnet et d'écrire mes ressentis et tout ce qui me venait à l'instant t pour faire sortir le maximum d'émotions et en parler ensuite avec ma psy. C'était quelque chose que j'avais lu sur un message de @Pepin (d'ailleurs j'en profite pour te remercier si tu lis ce message!) et j'ai l'impression que ça m'a vraiment aidée à avancer dans mon deuil. La deuxième c'est d'écouter quelques podcasts d'au revoir podcast. Certains témoignages que j'ai écoutés mettaient exactement les mots sur les maux que je ressentais et cela m'avait apaisé. L'un des témoignages disait aussi que la lumière finit toujours par pointer au bout du tunnel, comme une toute petite lueur au début et qu'il faudra alors bien s'y accrocher. J'ai l'impression que cette lueur est apparue il y a 2 semaines alors j'essaie de ne pas la lâcher ! Et je te souhaite de tout coeur que cette petite lueur arrive bien vite pour toi.
En tous les cas, ne culpabilise de rien, c'est si difficile et anormal de perdre notre petit bébé qu'on fait ce qu'on peut à notre rythme et c'est déjà bien suffisant. On peut ensuite compter sur le temps pour apaiser nos blessures et faire revenir la lumière.
Je t'envoie à nouveau tout mon soutien et n'hésite pas à nous donner des nouvelles.
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Bonjour Mélanie,
Tout d'abord je t'adresse tout mon soutien pour la perte de ton bébé et pense fort à lui.
Je rejoins les filles, la perte de ton bébé est très récente. Le chemin du deuil périnatal est vraiment compliqué. On va parfois mieux quelques semaines après, puis grosse déprime/démotivation/plus goût à rien, puis ainsi de suite. Bref, les montagnes russes. C'est tout à fait normal que tu ressentes une démotivation et une baisse de moral. ça arrive parfois quand on ne s'y attend pas et on met un peu plus de temps à se remettre.
Je trouve que tu fais beaucoup de choses pour toi et que tu as un suivi psy qui va t'aider. Si j'ai un conseil à te donner c'est de ne pas hésiter à venir en parler ici. On sera là pour t'aider dans les moments plus durs. La première année est très douloureuse. Il y a les dates "anniversaires" à gérer, le retour au travail, le comportement des uns et des autres, et bien entendu ta reconstruction émotionnelle et physique.
Ton message m'a beaucoup touché car je me retrouve dans beaucoup de choses. J'ai moi aussi repris le chemin du travail assez rapidement (3 semaines après l'IMG). Je ne me voyais pas rester à la maison. Et comme toi, j'ai vu que ça me faisait du bien de retrouver le travail, le sentiment de faire quelque chose et de voir des gens. Puis peu à peu, tout m'a semblé dérisoire, pourquoi je me lève le matin pour travailler, pour parfois me prendre des réflexions sur mon travail, pour entendre des collègues se plaindre...Tout cela ce sont les périodes de baisse de moral. Elles sont loin d'être faciles mais elles passent. Tu auras des moments plus doux, je te le promets. ça fait 3 ans que j'ai perdu ma petite fille. Les premières semaines et mois, je pense que j'aurais eu envie de gifler une personne qui m'aurait dit qu'un jour ça irait mieux. Car je n'arrivais pas à penser une seule seconde qu'on puisse survivre à autant de douleurs. Et pourtant... aujourd'hui, certes je ne suis plus la même femme qu'avant ma grossesse mais j'ai appris tant de la vie. Je sais que je suis résiliente, que j'ai de la force et du courage à revendre. Et que c'est ma petite fille à jamais dans mon coeur qui me donne toute cela. Toutes les mamans endeuillées forcent le respect.
Et je sais qu'un jour j'aurais un bébé auprès de moi, je ne perds pas espoir (je suis aussi en pma pour une nouvelle grossesse. Ma première grossesse était spontanée mais depuis l'img je n'arrive pas à tomber enceinte. Il y a beaucoup de peur à retomber enceinte, du coup ça doit jouer).
La première année, je ne m'autorisais pas grand chose. Dès que je me surprenais à rire, je me flagellais mentalement ! Si je sortais avec des amies, pareil. ça a fini par craquer notamment avec le boulot, et j'ai eu un semblant de burn out à l'été 2022 soit presque 1 an après. Depuis j'ai beaucoup travaillé avec ma psy et j'ai aussi fait un coaching professionnel pour m'aider à gérer les surcharges de travail.
Si tu sens qu'un changement de poste te ferait du bien, j'ai envie de dire de foncer ! Mais seulement si tu sens que tu as l'énergie pour et que tu as besoin d'un changement. Il y a beaucoup de gens qui après un deuil change complètement de travail. Tu peux peut être en parler avec ta psy ? Elle pourra te conseiller sur les "batailles" à mener.
Moi aussi j'ai écris un pavé, et pourtant j'ai l'impression d'avoir dit la moitié de ce que je voulais te dire.
Ne culpabilise pas de tes ressentis. Laisse les venir, accueille le plus possible en douceur tes émotions. Et surtout prend soin de toi.
Le sport et l'alimentation ça reviendra ! Aujourd'hui, tu as surtout besoin d'une pause, d'une parenthèse. Tu avances au jour le jour et en fonction de tes envies. C'est déjà pas mal !
Et pour le côté, pas de chance, je l'ai beaucoup pensé également ces derniers mois car après 2 fiv, j'ai été enceinte de 6sa mais qui s'est terminée en grossesse extra utérine cornuale (ce qui est très rare en pma...). Et l'img de Chloé c'était pour une malformation cérébrale rare... Alors oui on est pas aidé, mais en même temps je ne pense pas qu'on soit maudites ou malchanceuses. C'est juste plus difficiles pour nous. On va y arriver !!
Comme le disent les filles, si tu veux partager aussi ton parcours pour une nouvelle grossesse, rejoins nous sur "petits frères, petites soeurs".
Je reprends en septembre/octobre un protocole de pma.
Prends soin de toi et au plaisir d'échanger avec toi.
Tout d'abord je t'adresse tout mon soutien pour la perte de ton bébé et pense fort à lui.
Je rejoins les filles, la perte de ton bébé est très récente. Le chemin du deuil périnatal est vraiment compliqué. On va parfois mieux quelques semaines après, puis grosse déprime/démotivation/plus goût à rien, puis ainsi de suite. Bref, les montagnes russes. C'est tout à fait normal que tu ressentes une démotivation et une baisse de moral. ça arrive parfois quand on ne s'y attend pas et on met un peu plus de temps à se remettre.
Je trouve que tu fais beaucoup de choses pour toi et que tu as un suivi psy qui va t'aider. Si j'ai un conseil à te donner c'est de ne pas hésiter à venir en parler ici. On sera là pour t'aider dans les moments plus durs. La première année est très douloureuse. Il y a les dates "anniversaires" à gérer, le retour au travail, le comportement des uns et des autres, et bien entendu ta reconstruction émotionnelle et physique.
Ton message m'a beaucoup touché car je me retrouve dans beaucoup de choses. J'ai moi aussi repris le chemin du travail assez rapidement (3 semaines après l'IMG). Je ne me voyais pas rester à la maison. Et comme toi, j'ai vu que ça me faisait du bien de retrouver le travail, le sentiment de faire quelque chose et de voir des gens. Puis peu à peu, tout m'a semblé dérisoire, pourquoi je me lève le matin pour travailler, pour parfois me prendre des réflexions sur mon travail, pour entendre des collègues se plaindre...Tout cela ce sont les périodes de baisse de moral. Elles sont loin d'être faciles mais elles passent. Tu auras des moments plus doux, je te le promets. ça fait 3 ans que j'ai perdu ma petite fille. Les premières semaines et mois, je pense que j'aurais eu envie de gifler une personne qui m'aurait dit qu'un jour ça irait mieux. Car je n'arrivais pas à penser une seule seconde qu'on puisse survivre à autant de douleurs. Et pourtant... aujourd'hui, certes je ne suis plus la même femme qu'avant ma grossesse mais j'ai appris tant de la vie. Je sais que je suis résiliente, que j'ai de la force et du courage à revendre. Et que c'est ma petite fille à jamais dans mon coeur qui me donne toute cela. Toutes les mamans endeuillées forcent le respect.
Et je sais qu'un jour j'aurais un bébé auprès de moi, je ne perds pas espoir (je suis aussi en pma pour une nouvelle grossesse. Ma première grossesse était spontanée mais depuis l'img je n'arrive pas à tomber enceinte. Il y a beaucoup de peur à retomber enceinte, du coup ça doit jouer).
La première année, je ne m'autorisais pas grand chose. Dès que je me surprenais à rire, je me flagellais mentalement ! Si je sortais avec des amies, pareil. ça a fini par craquer notamment avec le boulot, et j'ai eu un semblant de burn out à l'été 2022 soit presque 1 an après. Depuis j'ai beaucoup travaillé avec ma psy et j'ai aussi fait un coaching professionnel pour m'aider à gérer les surcharges de travail.
Si tu sens qu'un changement de poste te ferait du bien, j'ai envie de dire de foncer ! Mais seulement si tu sens que tu as l'énergie pour et que tu as besoin d'un changement. Il y a beaucoup de gens qui après un deuil change complètement de travail. Tu peux peut être en parler avec ta psy ? Elle pourra te conseiller sur les "batailles" à mener.
Moi aussi j'ai écris un pavé, et pourtant j'ai l'impression d'avoir dit la moitié de ce que je voulais te dire.
Ne culpabilise pas de tes ressentis. Laisse les venir, accueille le plus possible en douceur tes émotions. Et surtout prend soin de toi.
Le sport et l'alimentation ça reviendra ! Aujourd'hui, tu as surtout besoin d'une pause, d'une parenthèse. Tu avances au jour le jour et en fonction de tes envies. C'est déjà pas mal !
Et pour le côté, pas de chance, je l'ai beaucoup pensé également ces derniers mois car après 2 fiv, j'ai été enceinte de 6sa mais qui s'est terminée en grossesse extra utérine cornuale (ce qui est très rare en pma...). Et l'img de Chloé c'était pour une malformation cérébrale rare... Alors oui on est pas aidé, mais en même temps je ne pense pas qu'on soit maudites ou malchanceuses. C'est juste plus difficiles pour nous. On va y arriver !!
Comme le disent les filles, si tu veux partager aussi ton parcours pour une nouvelle grossesse, rejoins nous sur "petits frères, petites soeurs".
Je reprends en septembre/octobre un protocole de pma.
Prends soin de toi et au plaisir d'échanger avec toi.
Maman de Chloé, img le 5.08.2021 à 26sa pour ventriculomégalie sévére
Début PMA mai 2023
GEU cornuaire décembre 2023 à 6sa
Bébé espoir attendu pour le 31.10.2025 / it's a boy !
Début PMA mai 2023
GEU cornuaire décembre 2023 à 6sa
Bébé espoir attendu pour le 31.10.2025 / it's a boy !
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- Messages : 6
- Enregistré le : 23 juin 2024, 18:12
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Bonjour à toutes,
Je profite de la route des vacances pour vous répondre. Je voulais le faire déjà dans la semaine, mais j’ai trouvé très peu de temps pour moi.
Je voulais vous remercier pour vos réponses. Le fait de vous lire m’a fait beaucoup de bien. Je me retrouve énormément dans vos mots et ressentis, et c’est ce que j’attendais un peu de mon message. Je sais qu’on n’est jamais seul dans ces épreuves, mais je pensais que je n’étais pas normale à replonger comme ça. Mais c’est normal finalement.
@Pepin, il me semblait bien avoir reconnu ton pseudo. Nous nous sommes déjà parlé lorsque j’ai raconté mon vécu, et déjà, tes mots étaient très réconfortants.
Je voulais te féliciter pour ta grossesse. C’est une très bonne nouvelle ! J’espère de tout cœur qu’elle se passera parfaitement malgré le mélange d’émotions qu’on peut avoir avec nos vécus.
Je te souhaite de tout cœur que ce petit arc-en-ciel vous apportera tout le bonheur que vous méritez !
@clem28, félicitations à toi aussi pour ta grossesse ! J’espère que tout va bien également et que ce petit bout comblera tous vos désirs. J’espère également que tout se passe bien pour toi et je croise les doigts pour que cela se passe bien jusqu’au bout ! J’y crois !
Tes mots et surtout tes petits conseils m’ont été bénéfiques ! Je culpabilise moins après vous avoir lus. La PMA n’est déjà pas un parcours facile, mais après nos vécus, je pense que ça l’est encore moins. En tout cas, je suis ravie que cela aboutisse à cette nouvelle arrivée !
@Phèdre, j’avais un peu peur, comme toi, d’avoir repris le travail trop vite pour pouvoir penser à autre chose. Il y a des jours où je me dis que c’est le cas ; en général, je pars plus tôt du coup. Je retiens tes conseils, le petit carnet est acheté ! Pour les podcasts, j’hésite encore un peu à me lancer dans ces écoutes, de peur de toujours ressasser cela en les écoutant. Objectif : 1 ou 2 podcasts dans ma semaine de vacances et beaucoup d’écriture sur ce carnet !
@Meryl, je te rejoins sur les montagnes russes. Tu mets vraiment les mots sur mes ressentis, mais nous avons des similitudes, donc ce n’est pas étonnant. Je pense vraiment qu’il y avait une euphorie/adrénaline de reprendre le travail qui nous a tenus un moment avant que la routine du travail prenne le dessus sur le moral ! Merci pour tes mots. Je pense reprendre la PMA en septembre également, alors on est similaires jusqu’au bout ! En croisant fort les doigts pour que cela fonctionne pour toi !
La semaine a été un peu plus facile. Le sommeil n’est pas toujours là, mais je fais avec. Je me suis un peu forcée à me lever de mon canapé et j’ai repris les travaux dans la maison. En tout cas, grâce à vous, je sais qu’aux prochains coups de mou, je ne vais pas culpabiliser, car c’est normal ! Déculpabiliser ! C’est tellement difficile pour moi, mais j’apprends petit à petit !
Nous sommes sur la route pour une semaine en Bretagne (région d’origine de mon mari et moi-même). C’est lors de nos dernières vacances là-bas que l’IMG s’est produite. J’appréhende un peu ; je sais que les souvenirs vont me submerger, mais je ne vais pas culpabiliser de rester une ou deux journées au calme. J’ai d’ailleurs prévu d’aller au jardin du souvenir là où repose notre petit garçon. Ce sera la première fois, mais je souhaite vraiment y aller.
Concernant le travail, j’ai postulé ce matin au poste de coordination. J’attendais d’avoir un peu plus le moral pour faire une lettre de motivation qui reflète plus l’envie que la déprime ! Mais c’est fait ! Mon travail me propose également, d’ici un an, une évolution, donc ça me motive. On verra ce que donne l’entretien ; ça n’engage à rien, et cela peut être une belle opportunité !
Le moral n’est pas forcément au beau fixe. Je pense toujours avec nostalgie à cette grossesse terminée et à ce bébé qui me manque, mais j’ai au fond de moi cette envie de rebondir.
Je sais désormais avec vos mots que je ne dois pas culpabiliser de vouloir « déprimer » un bon coup ; de toute façon, je n’aurai pas la force d’aller contre. Donc autant ne pas culpabiliser et, comme vous le dites, ça passera, comme ça reviendra de temps à autre et c’est tout à fait normal !
Merci à vous encore une fois, pour la lecture, vos mots, vos vécus, vos conseils…
Et qui sait, vous me répondrez sûrement quand je publierai mes doutes de PMA dans la rubrique « Petits frères petites sœurs. »
Je profite de la route des vacances pour vous répondre. Je voulais le faire déjà dans la semaine, mais j’ai trouvé très peu de temps pour moi.
Je voulais vous remercier pour vos réponses. Le fait de vous lire m’a fait beaucoup de bien. Je me retrouve énormément dans vos mots et ressentis, et c’est ce que j’attendais un peu de mon message. Je sais qu’on n’est jamais seul dans ces épreuves, mais je pensais que je n’étais pas normale à replonger comme ça. Mais c’est normal finalement.
@Pepin, il me semblait bien avoir reconnu ton pseudo. Nous nous sommes déjà parlé lorsque j’ai raconté mon vécu, et déjà, tes mots étaient très réconfortants.
Je voulais te féliciter pour ta grossesse. C’est une très bonne nouvelle ! J’espère de tout cœur qu’elle se passera parfaitement malgré le mélange d’émotions qu’on peut avoir avec nos vécus.
Je te souhaite de tout cœur que ce petit arc-en-ciel vous apportera tout le bonheur que vous méritez !
@clem28, félicitations à toi aussi pour ta grossesse ! J’espère que tout va bien également et que ce petit bout comblera tous vos désirs. J’espère également que tout se passe bien pour toi et je croise les doigts pour que cela se passe bien jusqu’au bout ! J’y crois !
Tes mots et surtout tes petits conseils m’ont été bénéfiques ! Je culpabilise moins après vous avoir lus. La PMA n’est déjà pas un parcours facile, mais après nos vécus, je pense que ça l’est encore moins. En tout cas, je suis ravie que cela aboutisse à cette nouvelle arrivée !
@Phèdre, j’avais un peu peur, comme toi, d’avoir repris le travail trop vite pour pouvoir penser à autre chose. Il y a des jours où je me dis que c’est le cas ; en général, je pars plus tôt du coup. Je retiens tes conseils, le petit carnet est acheté ! Pour les podcasts, j’hésite encore un peu à me lancer dans ces écoutes, de peur de toujours ressasser cela en les écoutant. Objectif : 1 ou 2 podcasts dans ma semaine de vacances et beaucoup d’écriture sur ce carnet !
@Meryl, je te rejoins sur les montagnes russes. Tu mets vraiment les mots sur mes ressentis, mais nous avons des similitudes, donc ce n’est pas étonnant. Je pense vraiment qu’il y avait une euphorie/adrénaline de reprendre le travail qui nous a tenus un moment avant que la routine du travail prenne le dessus sur le moral ! Merci pour tes mots. Je pense reprendre la PMA en septembre également, alors on est similaires jusqu’au bout ! En croisant fort les doigts pour que cela fonctionne pour toi !
La semaine a été un peu plus facile. Le sommeil n’est pas toujours là, mais je fais avec. Je me suis un peu forcée à me lever de mon canapé et j’ai repris les travaux dans la maison. En tout cas, grâce à vous, je sais qu’aux prochains coups de mou, je ne vais pas culpabiliser, car c’est normal ! Déculpabiliser ! C’est tellement difficile pour moi, mais j’apprends petit à petit !
Nous sommes sur la route pour une semaine en Bretagne (région d’origine de mon mari et moi-même). C’est lors de nos dernières vacances là-bas que l’IMG s’est produite. J’appréhende un peu ; je sais que les souvenirs vont me submerger, mais je ne vais pas culpabiliser de rester une ou deux journées au calme. J’ai d’ailleurs prévu d’aller au jardin du souvenir là où repose notre petit garçon. Ce sera la première fois, mais je souhaite vraiment y aller.
Concernant le travail, j’ai postulé ce matin au poste de coordination. J’attendais d’avoir un peu plus le moral pour faire une lettre de motivation qui reflète plus l’envie que la déprime ! Mais c’est fait ! Mon travail me propose également, d’ici un an, une évolution, donc ça me motive. On verra ce que donne l’entretien ; ça n’engage à rien, et cela peut être une belle opportunité !
Le moral n’est pas forcément au beau fixe. Je pense toujours avec nostalgie à cette grossesse terminée et à ce bébé qui me manque, mais j’ai au fond de moi cette envie de rebondir.
Je sais désormais avec vos mots que je ne dois pas culpabiliser de vouloir « déprimer » un bon coup ; de toute façon, je n’aurai pas la force d’aller contre. Donc autant ne pas culpabiliser et, comme vous le dites, ça passera, comme ça reviendra de temps à autre et c’est tout à fait normal !
Merci à vous encore une fois, pour la lecture, vos mots, vos vécus, vos conseils…
Et qui sait, vous me répondrez sûrement quand je publierai mes doutes de PMA dans la rubrique « Petits frères petites sœurs. »
IMG à 20 SA +1 de notre petit cœur le 10 juin 2024 (RPM à 18SA+1).
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Coucou Mélanie jolie,
C'est super que tu aies postulé ! Bravo !
Ça montre déjà que tu fais des choses pour toi et c'est un petit pas sur le chemin de la reconstruction.
Prends soin de toi, il y aura des jours avec et des jours sans.
Avec plaisir si tu veux rejoindre l'autre topic ! On y parle un peu de tout, pma pour certaines et grossesse d'après pour pas mal !
C'est super que tu aies postulé ! Bravo !
Ça montre déjà que tu fais des choses pour toi et c'est un petit pas sur le chemin de la reconstruction.
Prends soin de toi, il y aura des jours avec et des jours sans.
Avec plaisir si tu veux rejoindre l'autre topic ! On y parle un peu de tout, pma pour certaines et grossesse d'après pour pas mal !
Maman de Chloé, img le 5.08.2021 à 26sa pour ventriculomégalie sévére
Début PMA mai 2023
GEU cornuaire décembre 2023 à 6sa
Bébé espoir attendu pour le 31.10.2025 / it's a boy !
Début PMA mai 2023
GEU cornuaire décembre 2023 à 6sa
Bébé espoir attendu pour le 31.10.2025 / it's a boy !
Re: Besoin d’écrire et de vos ressentis
Bonjour Mélanie,
Je suis ravie de lire que tu commences à te libérer de cette culpabilité et c'est super en effet que tu aies postulé et qu'il y ait de belles perspectives motivantes à ton travail!
J'espère que ta semaine en Bretagne te permettra de bien te reposer et que ta visite au jardin du souvenir et l'écriture pourront te faire du bien.
C'est normal que le moral ne soit pas toujours là en effet et au fur et à mesure du temps, je crois même vraiment que ces coups de moins bien permettent finalement aussi de continuer à nous libérer de nos émotions pour avancer dans le deuil et vers la reconstruction.
Et comme tu dis, prendre soin de nous est le plus important pendant ce deuil alors si tu as besoin de rester quelques jours tranquille pour te ressourcer, il n'y a aucune culpabilité à avoir !
Et je te souhaite aussi d'avoir une très belle nouvelle bien vite à partir de septembre si vous reprenez les essais.
Au plaisir de te lire
Je suis ravie de lire que tu commences à te libérer de cette culpabilité et c'est super en effet que tu aies postulé et qu'il y ait de belles perspectives motivantes à ton travail!
J'espère que ta semaine en Bretagne te permettra de bien te reposer et que ta visite au jardin du souvenir et l'écriture pourront te faire du bien.
C'est normal que le moral ne soit pas toujours là en effet et au fur et à mesure du temps, je crois même vraiment que ces coups de moins bien permettent finalement aussi de continuer à nous libérer de nos émotions pour avancer dans le deuil et vers la reconstruction.
Et comme tu dis, prendre soin de nous est le plus important pendant ce deuil alors si tu as besoin de rester quelques jours tranquille pour te ressourcer, il n'y a aucune culpabilité à avoir !
Et je te souhaite aussi d'avoir une très belle nouvelle bien vite à partir de septembre si vous reprenez les essais.
Au plaisir de te lire