Ces déambulateurs dans le couloir de la maternité, j'arrive pas à les oublier
Posté : 22 juin 2026, 09:52
Bonjour. Je sais pas trop comment formuler ça. Ca fait un peu plus de 3 mois que j'ai vécu mon IMG, à 22 semaines. Et y'a une image qui revient souvent, une image à laquelle je m'attendais pas du tout à accrocher autant. Dans le couloir du service, pendant que j'attendais, y'avait ces déambulateurs rangés contre le mur. Je suppose qu'ils appartenaient aux mamans qui se remettaient d'une césarienne, ou je sais pas exactement. Des trucs en métal, très banals. Mais moi je les ai fixés pendant ce qui m'a semblé durer une heure, peut-être même moins, je ne sais pas vraiment. Le temps était tellement strange ce jour-là. Ce que je comprends pas, c'est pourquoi ce détail-là reste. Pas d'autres choses qui seraient "logiques" à garder en mémoire... non, c'est ces déambulateurs froids, anonymes, alignés dans ce couloir beige. Parfois la nuit je les revois et je me réveille avec ce poids dans la gorge.
Mon psy m'a dit que le cerveau s'accroche parfois à des détails périphériques pour éviter le choc central. J'entends bien cette explication. Elle me satisfait à moitié. Parce que ça reste quand même là, présent, 3mois après. J'ai envie de savoir si d'autres ici ont vécu ce truc, une image ou un objet complètement anodin qui est devenu une sorte de... déclencheur sans crier gare. Un truc du décor, pas du tout lié directement à ce qu'on vivait, et qui pourtant s'est installé. Comment vous avez fait avec ça ? Est-ce que ça finit par se dissoudre avec le temps ou ça devient juste autre chose, une espèce de souvenir qu'on apprivoise ?
Mon psy m'a dit que le cerveau s'accroche parfois à des détails périphériques pour éviter le choc central. J'entends bien cette explication. Elle me satisfait à moitié. Parce que ça reste quand même là, présent, 3mois après. J'ai envie de savoir si d'autres ici ont vécu ce truc, une image ou un objet complètement anodin qui est devenu une sorte de... déclencheur sans crier gare. Un truc du décor, pas du tout lié directement à ce qu'on vivait, et qui pourtant s'est installé. Comment vous avez fait avec ça ? Est-ce que ça finit par se dissoudre avec le temps ou ça devient juste autre chose, une espèce de souvenir qu'on apprivoise ?