IMG à 27SA, deux parents brisés
Posté : 13 mai 2026, 08:11
Bonjour,
Après l’IMG, l’hôpital nous a tout de suite donné des noms de forums pour discuter de notre situation, d’associations pour rencontrer des personnes vivant la même chose que nous. On a tout de suite trouvé que cela pourrait vraiment nous aider, mais on a pas réussi à passer le cap. Jusqu’à cette énième insomnie qui m’a poussé à aller voir au moins un de ces fameux forums.
Donc me voici, épuisée depuis des mois, vide mais débordante d’amour à donner…
Cela fait un peu plus de 3 mois que j’ai accouché de notre petite fille Léo. Ma première grossesse, nous étions aux anges avec mon conjoint (depuis devenu mon fiancé). Pouf, je suis tombée enceinte du premier coup. Tout ce bonheur c’était fou. Tout se passait bien, je n’avais même pas de nausées. Une découverte de la grossesse plutôt sympathique et rassurante finalement !
L’échographie du premier trimestre s’est bien passée. Nous avons donc annoncé la nouvelle à la Terre entière.
Nos proches sont si heureux, ce sera le premier petit enfant de mes parents. Tous les deux, on parle à mon ventre, on écoute son cœur avec un petit appareil que ma tante sage femme m’a prêté. Les semaines passent, avec l’attente et un petit stress montant, une petite voix insistante « et s’il y avait un problème ? ». Puis la réponse évidente « il n’y a aucune raison que ça n’aille pas »
Puis T2, l’écho T2…
« tout va bien, un bébé en pleine forme qui bouge bien. Le cerveau parfait, le cœur parfait patati patata….
EN REVANCHE, savez-vous ce qu’est un pied-bot ? »
Et bien oui madame on sait, mais on a du pied-bot que l’image que la culture populaire nous a donné.
« Bonne fin de grossesse ! » me balance l’échographiste avant qu’on quitte son bureau complètement abattus.
On avait aucune information, rien. Cette dame n’a été d’aucune aide et d’aucun soutien moral. Elle nous a renvoyé vers le service de diagnostique ante natal avec qui nous avons donc eu un rendez-vous le surlendemain.
Nous avons donc eu une journée pour étudier cette histoire de pied-bot et se rendre compte que ça pouvait totalement être pris en charge. C’était dur, mais surmontable.
Puis vient le rendez vous tant attendu ! Ils vont nous dire que c’est effectivement un pied-bot et puis on gérera ça comme des pros.
« Ce n’est pas un pied-bot, votre bébé a la jambe gauche plus courte que la droite et le pied n’est pas emboîté dedans, vous allez être orientés vers l’hôpital ***** »
Et là, tout s’écroule encore, mais plus fort.
Questcequon a pleuré, mais surtout attendu… entre chaque rendez vous, tout était si long… on était tous les deux là, à se demander pourquoi… avec ce bébé qui bouge dans mon ventre, qui bouge tellement…
Je vais vous épargner à toutes et tous le récit des tas de rendez-vous terriblement éprouvants auxquels on a dû assister.
Un rendez-vous avec un chirurgien orthopédiste nous a été donné pour qu’il puisse nous donner un aperçu de la vie offerte à ce bébé.
C’est à ce moment là qu’on a dû prendre la décision la plus difficile que je n’ai jamais eu à prendre. Mais encore un rendez vous… ou on me demande de m’allonger pour faire une enieme ecographie…. Me montrer encore une fois son petit nez, sa petite bouche, son petit cœur qui bat et cette foutu jambe… ce petit bout d’elle que j’ai raté… qui fera de sa vie un cauchemar rempli d’opérations à répétition, d’une enfance et d’une adolescence volée… J’ai refusé de faire cette échographie, j’ai fondu en larme, c’était trop. On est ressorti de l’hôpital avec une date pour une IMG…
Ce cauchemar interminable… je n’ai même pas la force de terminer mon récit… la seule chose que je peux et que je dois ajouter c’est que durant tous ces terribles moments, toutes ces horribles annonces, mon fiancé était là. Et encore aujourd’hui, trois mois après l’IMG, il n’y a pas un jour où il n’a pas réussi à me faire rire..
c’est toujours aujourd’hui très très dur.. je n’ai pas trop de mal à en parler à mes proches, mais c’est très dur de sortir de chez moi. J’ai peur de déprimer tout le monde, de la pitié des gens… je sais que c’est bête mais bon… j’avance petit à petit. Je parle beaucoup à la première personne mais je sais que mon conjoint lutte beaucoup aussi…
Enfin bref… voici mon petit témoignage… je n’ai pas de conseils à donner en revanche je serais ravie d’en recevoir…
Je vous remercie de m’avoir lu,
Sophie, maman d’une petite Léo née à 27SA IMG, malformation
Après l’IMG, l’hôpital nous a tout de suite donné des noms de forums pour discuter de notre situation, d’associations pour rencontrer des personnes vivant la même chose que nous. On a tout de suite trouvé que cela pourrait vraiment nous aider, mais on a pas réussi à passer le cap. Jusqu’à cette énième insomnie qui m’a poussé à aller voir au moins un de ces fameux forums.
Donc me voici, épuisée depuis des mois, vide mais débordante d’amour à donner…
Cela fait un peu plus de 3 mois que j’ai accouché de notre petite fille Léo. Ma première grossesse, nous étions aux anges avec mon conjoint (depuis devenu mon fiancé). Pouf, je suis tombée enceinte du premier coup. Tout ce bonheur c’était fou. Tout se passait bien, je n’avais même pas de nausées. Une découverte de la grossesse plutôt sympathique et rassurante finalement !
L’échographie du premier trimestre s’est bien passée. Nous avons donc annoncé la nouvelle à la Terre entière.
Nos proches sont si heureux, ce sera le premier petit enfant de mes parents. Tous les deux, on parle à mon ventre, on écoute son cœur avec un petit appareil que ma tante sage femme m’a prêté. Les semaines passent, avec l’attente et un petit stress montant, une petite voix insistante « et s’il y avait un problème ? ». Puis la réponse évidente « il n’y a aucune raison que ça n’aille pas »
Puis T2, l’écho T2…
« tout va bien, un bébé en pleine forme qui bouge bien. Le cerveau parfait, le cœur parfait patati patata….
EN REVANCHE, savez-vous ce qu’est un pied-bot ? »
Et bien oui madame on sait, mais on a du pied-bot que l’image que la culture populaire nous a donné.
« Bonne fin de grossesse ! » me balance l’échographiste avant qu’on quitte son bureau complètement abattus.
On avait aucune information, rien. Cette dame n’a été d’aucune aide et d’aucun soutien moral. Elle nous a renvoyé vers le service de diagnostique ante natal avec qui nous avons donc eu un rendez-vous le surlendemain.
Nous avons donc eu une journée pour étudier cette histoire de pied-bot et se rendre compte que ça pouvait totalement être pris en charge. C’était dur, mais surmontable.
Puis vient le rendez vous tant attendu ! Ils vont nous dire que c’est effectivement un pied-bot et puis on gérera ça comme des pros.
« Ce n’est pas un pied-bot, votre bébé a la jambe gauche plus courte que la droite et le pied n’est pas emboîté dedans, vous allez être orientés vers l’hôpital ***** »
Et là, tout s’écroule encore, mais plus fort.
Questcequon a pleuré, mais surtout attendu… entre chaque rendez vous, tout était si long… on était tous les deux là, à se demander pourquoi… avec ce bébé qui bouge dans mon ventre, qui bouge tellement…
Je vais vous épargner à toutes et tous le récit des tas de rendez-vous terriblement éprouvants auxquels on a dû assister.
Un rendez-vous avec un chirurgien orthopédiste nous a été donné pour qu’il puisse nous donner un aperçu de la vie offerte à ce bébé.
C’est à ce moment là qu’on a dû prendre la décision la plus difficile que je n’ai jamais eu à prendre. Mais encore un rendez vous… ou on me demande de m’allonger pour faire une enieme ecographie…. Me montrer encore une fois son petit nez, sa petite bouche, son petit cœur qui bat et cette foutu jambe… ce petit bout d’elle que j’ai raté… qui fera de sa vie un cauchemar rempli d’opérations à répétition, d’une enfance et d’une adolescence volée… J’ai refusé de faire cette échographie, j’ai fondu en larme, c’était trop. On est ressorti de l’hôpital avec une date pour une IMG…
Ce cauchemar interminable… je n’ai même pas la force de terminer mon récit… la seule chose que je peux et que je dois ajouter c’est que durant tous ces terribles moments, toutes ces horribles annonces, mon fiancé était là. Et encore aujourd’hui, trois mois après l’IMG, il n’y a pas un jour où il n’a pas réussi à me faire rire..
c’est toujours aujourd’hui très très dur.. je n’ai pas trop de mal à en parler à mes proches, mais c’est très dur de sortir de chez moi. J’ai peur de déprimer tout le monde, de la pitié des gens… je sais que c’est bête mais bon… j’avance petit à petit. Je parle beaucoup à la première personne mais je sais que mon conjoint lutte beaucoup aussi…
Enfin bref… voici mon petit témoignage… je n’ai pas de conseils à donner en revanche je serais ravie d’en recevoir…
Je vous remercie de m’avoir lu,
Sophie, maman d’une petite Léo née à 27SA IMG, malformation