IMG 25 SA
Posté : 14 février 2026, 02:24
Bonsoir à tous,
Je m'appelle Audrey, j'ai 33 ans, je suis de Marseille.
J'ai du faire face récemment à une IMG à 25 SA.
L'été dernier je découvre pendant mes vacances d'été avec des amis que je suis enceinte. Au retour je confirme par une prise de sang et une échographie de datation. Je suis officiellement enceinte. Ce n'était pas prévu mais nous étions heureux. Moi le plus car je voulais avoir un enfant depuis longtemps.
Une fois le premier trimestre passé j'annonce ma grossesse à mon entourage. Pour moi je pensais que si je passais ce cap j'aurais une grossesse sans risque. J'étais loin de me douter que j'avais tord.
J'étais suivi assez régulièrement et lors d'un contrôle mon gynécologue me dit qu'il trouve le cœur bizarre même s'il bat bien et qu'il veut confirmer que tout va bien avec un cardiopédiatre. Le jour du rendez-vous le bébé n'est pas bien positionné on ne peut pas faire l'examen. On doit revenir une semaine plus tard. A ce stade on ne connaît pas encore le sexe car il était mal positionné.
Lors du rendez-vous il voit effectivement un petit problème mais puisque je suis encore dans un stade où le bébé évolue encore il veut attendre une semaine de plus pour etre sûr. Nous patientons donc avec une certaine crainte mais nous étions plutôt positif. Une semaine après le verdict tombe. Le bébé a bien une cardiopathie. Le côté gauche du coeur est plus petit et il y a une possible coartation aortique. On perd pas espoir mais nous avons un sacré choc. Une amniocentèse est programmé pour vérifier que le problème est isolé et qu'il n'y a pas d'autres problèmes. Entre temps j'ai une autre échographie de contrôle et j'apprends que c'est une petite fille. Avec mon compagnon nous étions contente. Il nous apprend qu'elle est un peu petite mais pour lui ce n'est pas un problème. J'étais moi- même un petit bébé.
Le jour de l'amniocentèse arrive, je fais l'examen sans encombre ainsi qu'une prise de sang. On repart en entendant avec impatience les résultats. Une semaine plus tard nous avons les premier résultats concernant les trisomie et ils sont négatifs. Nous sommes soulagé mais aussi angoissé car nous devons encore attendre les autres résultats et nous nous demandons s'ils vont être bon ou mauvais. Entre temps je refais une échographie de contrôle a l'hôpital et la gynécologue nous dit qu'elle est toujours petite. Dans la courbe basse. Ce n'est pas bon. On doit refaire une autre échographie pour voir son évolution. On essaie de rester positif mais ce n'est pas facile. Les fêtes de fin d'année sont proche. Lors de l'échographie de contrôle elle nous dit qu'elle n'a pas beaucoup changé. C'est grave. J'entends mais les petits bébé ça arrive et peut-être que finalement ce n'est pas si grave que ça. Le 22 décembre la généticienne m'appelle, elle a les résultats il faut qu'on vienne la voir. Je savais au fond de moi qu'il y avait un problème et malheureusement j'ai vu juste. Elle nous dit qu'elle a un problème génétique. Le chromosome 15 s'est formé en anneau et que pendant sa formation il y a du matériel génétique qui est parti. Sur le coup on se dit ok mais c'est quoi le problème ? Là elle nous dit qu'en gros notre fille ne sera jamais autonome. Biensur on peut pas être sûr a 100% du taux d'incapacité mais que c'est assez grave pour faire une IMG. Mon dossier aller passer en commission pour autoriser une IMG. Biensur nous sommes libre de notre choix. Mais quel parent pourrait laisser vivre son enfant une vie pareil ? Ne pas parler? ne pas marcher? ne pas comprendre se qu'on lui dit? Ne pas savoir qui nous sommes? C'est bien trop de souffrance pour un petit être sans défense. Alors nous avons pris la décision de la laisser partir. Avec les fêtes c'était un peu galère pour trouver un créneau mais nous sommes attendu le 1er janvier pour une intervention le 2. Je ne comprends pas se qu'il m'arrive mais je comprends que je vais etre séparé de ma fille et que nos jours sont compté. Juste quand le cardiopediatre nous apprend qu'il peut faire quelque chose pour son cœur, que c'est réparable, on nous brise avec ce problème génétique. Les fêtes de fin d'année étaient horrible. Je compté les jours et les heures qui me restaient avec elle. Je voulais la garder le plus longtemps possible avec moi. Lorsque j'ai du me rendre a l'hôpital le 1er janvier j'ai prier jusqu'à la fin pour qu'on me dise que les résultats avaient été échangé par erreur ou une autre solution miracle mais non. Le matin de l'intervention ça a était horrible. J'ai eu la péridurale et l'équipe d'anesthésiste m'a proposé de m'étourdir un peu pendant l'acte mais j'ai préféré rester lucide et l'accompagner si je puis dire jusqu'à la fin. La première piqûre était déjà atroce mais la deuxième c'était le coup de grâce. Il était 11h lorsque son petit coeur s'est arrêté. Je n'ai réussi à la faire sortir que le lendemain a 17h33. Durant tout ce temps j'avais l'impression de la sentir bougé mais elle n'était plus là. Lorsque je l'ai prise la première fois dans mes bras j'étais comme anesthésié. Je ne réalisais pas. C'est au moment où j'ai demandé un peu plus tard de la revoir que j'ai compris et alors là je n'ai pas pu m'arrêter de pleurer. J'avais perdu mon petit bébé.
Au départ nous avions décidé de laisser l'hôpital gérer la crémation. Mais j'ai fait des recherches. Je voulais savoir ce qu'il allait lui arrivé et comment elle allait être traiter. La réponse ne m'a pas plu alors avec mon compagnon nous avons décidé de prendre en charge les obsèques. Je ne pouvais pas la laisser partir comme ça. Elle avait droit au respect. Jusqu'à ma sorti de l'hôpital je l'ai vu un maximum de fois que j'ai pu. Lorsqu'elle était en chambre mortuaire j'allais la voir tout les jours. Le jour des obsèques a était très difficile. Je n'allais plus du tout la voir. C'était la séparation définitive. Je savais qu'elle n'était plus là mais la voir me réconforter. Ce jour-là je l'ai perdu une deuxième fois. Aujourd'hui nous sommes presqu'un mois après son enterrement et j'arrive pas à avancer.
Nous avons décidé de la déclarer a l'état civil puisqu'on a pris en charge les obsèques. Elle s'appelle Sienna. Elle n'est pas reconnue comme notre fille pour eux mais elle sera toujours une partie de nous.
Nous n'avons malheureusement pas de souvenir avec elle mais pour son dernier voyage je lui ai écrit quelques mots. Ce n'est pas grand chose mais c'était la seule chose que je pouvais faire pour elle. Nous avons fait le maximum pour qu'elle parte avec le respect mais ce n'est jamais assez. Pourquoi de petit être sans défense doivent ils subir ça ?
Je suis désolée pour le pavé mais je crois que j'avais besoin de le dire a quelqu'un. J'ai lu plusieurs témoignages sur ce forum. Malheureusement notre point commun à toutes c'est d'avoir perdu un petit ange trop tôt. Il y a sur ce forum des personnes qui peuvent comprendre ma douleur. L'entourage c'est bien mais quand on n'a jamais vécu cette tragédie on peut pas comprendre.
Je vous remercie d'avoir lu mon histoire si ça n'a pas était trop long.
Au plaisir de vous lire en retour.
Audrey et Sienna
Je m'appelle Audrey, j'ai 33 ans, je suis de Marseille.
J'ai du faire face récemment à une IMG à 25 SA.
L'été dernier je découvre pendant mes vacances d'été avec des amis que je suis enceinte. Au retour je confirme par une prise de sang et une échographie de datation. Je suis officiellement enceinte. Ce n'était pas prévu mais nous étions heureux. Moi le plus car je voulais avoir un enfant depuis longtemps.
Une fois le premier trimestre passé j'annonce ma grossesse à mon entourage. Pour moi je pensais que si je passais ce cap j'aurais une grossesse sans risque. J'étais loin de me douter que j'avais tord.
J'étais suivi assez régulièrement et lors d'un contrôle mon gynécologue me dit qu'il trouve le cœur bizarre même s'il bat bien et qu'il veut confirmer que tout va bien avec un cardiopédiatre. Le jour du rendez-vous le bébé n'est pas bien positionné on ne peut pas faire l'examen. On doit revenir une semaine plus tard. A ce stade on ne connaît pas encore le sexe car il était mal positionné.
Lors du rendez-vous il voit effectivement un petit problème mais puisque je suis encore dans un stade où le bébé évolue encore il veut attendre une semaine de plus pour etre sûr. Nous patientons donc avec une certaine crainte mais nous étions plutôt positif. Une semaine après le verdict tombe. Le bébé a bien une cardiopathie. Le côté gauche du coeur est plus petit et il y a une possible coartation aortique. On perd pas espoir mais nous avons un sacré choc. Une amniocentèse est programmé pour vérifier que le problème est isolé et qu'il n'y a pas d'autres problèmes. Entre temps j'ai une autre échographie de contrôle et j'apprends que c'est une petite fille. Avec mon compagnon nous étions contente. Il nous apprend qu'elle est un peu petite mais pour lui ce n'est pas un problème. J'étais moi- même un petit bébé.
Le jour de l'amniocentèse arrive, je fais l'examen sans encombre ainsi qu'une prise de sang. On repart en entendant avec impatience les résultats. Une semaine plus tard nous avons les premier résultats concernant les trisomie et ils sont négatifs. Nous sommes soulagé mais aussi angoissé car nous devons encore attendre les autres résultats et nous nous demandons s'ils vont être bon ou mauvais. Entre temps je refais une échographie de contrôle a l'hôpital et la gynécologue nous dit qu'elle est toujours petite. Dans la courbe basse. Ce n'est pas bon. On doit refaire une autre échographie pour voir son évolution. On essaie de rester positif mais ce n'est pas facile. Les fêtes de fin d'année sont proche. Lors de l'échographie de contrôle elle nous dit qu'elle n'a pas beaucoup changé. C'est grave. J'entends mais les petits bébé ça arrive et peut-être que finalement ce n'est pas si grave que ça. Le 22 décembre la généticienne m'appelle, elle a les résultats il faut qu'on vienne la voir. Je savais au fond de moi qu'il y avait un problème et malheureusement j'ai vu juste. Elle nous dit qu'elle a un problème génétique. Le chromosome 15 s'est formé en anneau et que pendant sa formation il y a du matériel génétique qui est parti. Sur le coup on se dit ok mais c'est quoi le problème ? Là elle nous dit qu'en gros notre fille ne sera jamais autonome. Biensur on peut pas être sûr a 100% du taux d'incapacité mais que c'est assez grave pour faire une IMG. Mon dossier aller passer en commission pour autoriser une IMG. Biensur nous sommes libre de notre choix. Mais quel parent pourrait laisser vivre son enfant une vie pareil ? Ne pas parler? ne pas marcher? ne pas comprendre se qu'on lui dit? Ne pas savoir qui nous sommes? C'est bien trop de souffrance pour un petit être sans défense. Alors nous avons pris la décision de la laisser partir. Avec les fêtes c'était un peu galère pour trouver un créneau mais nous sommes attendu le 1er janvier pour une intervention le 2. Je ne comprends pas se qu'il m'arrive mais je comprends que je vais etre séparé de ma fille et que nos jours sont compté. Juste quand le cardiopediatre nous apprend qu'il peut faire quelque chose pour son cœur, que c'est réparable, on nous brise avec ce problème génétique. Les fêtes de fin d'année étaient horrible. Je compté les jours et les heures qui me restaient avec elle. Je voulais la garder le plus longtemps possible avec moi. Lorsque j'ai du me rendre a l'hôpital le 1er janvier j'ai prier jusqu'à la fin pour qu'on me dise que les résultats avaient été échangé par erreur ou une autre solution miracle mais non. Le matin de l'intervention ça a était horrible. J'ai eu la péridurale et l'équipe d'anesthésiste m'a proposé de m'étourdir un peu pendant l'acte mais j'ai préféré rester lucide et l'accompagner si je puis dire jusqu'à la fin. La première piqûre était déjà atroce mais la deuxième c'était le coup de grâce. Il était 11h lorsque son petit coeur s'est arrêté. Je n'ai réussi à la faire sortir que le lendemain a 17h33. Durant tout ce temps j'avais l'impression de la sentir bougé mais elle n'était plus là. Lorsque je l'ai prise la première fois dans mes bras j'étais comme anesthésié. Je ne réalisais pas. C'est au moment où j'ai demandé un peu plus tard de la revoir que j'ai compris et alors là je n'ai pas pu m'arrêter de pleurer. J'avais perdu mon petit bébé.
Au départ nous avions décidé de laisser l'hôpital gérer la crémation. Mais j'ai fait des recherches. Je voulais savoir ce qu'il allait lui arrivé et comment elle allait être traiter. La réponse ne m'a pas plu alors avec mon compagnon nous avons décidé de prendre en charge les obsèques. Je ne pouvais pas la laisser partir comme ça. Elle avait droit au respect. Jusqu'à ma sorti de l'hôpital je l'ai vu un maximum de fois que j'ai pu. Lorsqu'elle était en chambre mortuaire j'allais la voir tout les jours. Le jour des obsèques a était très difficile. Je n'allais plus du tout la voir. C'était la séparation définitive. Je savais qu'elle n'était plus là mais la voir me réconforter. Ce jour-là je l'ai perdu une deuxième fois. Aujourd'hui nous sommes presqu'un mois après son enterrement et j'arrive pas à avancer.
Nous avons décidé de la déclarer a l'état civil puisqu'on a pris en charge les obsèques. Elle s'appelle Sienna. Elle n'est pas reconnue comme notre fille pour eux mais elle sera toujours une partie de nous.
Nous n'avons malheureusement pas de souvenir avec elle mais pour son dernier voyage je lui ai écrit quelques mots. Ce n'est pas grand chose mais c'était la seule chose que je pouvais faire pour elle. Nous avons fait le maximum pour qu'elle parte avec le respect mais ce n'est jamais assez. Pourquoi de petit être sans défense doivent ils subir ça ?
Je suis désolée pour le pavé mais je crois que j'avais besoin de le dire a quelqu'un. J'ai lu plusieurs témoignages sur ce forum. Malheureusement notre point commun à toutes c'est d'avoir perdu un petit ange trop tôt. Il y a sur ce forum des personnes qui peuvent comprendre ma douleur. L'entourage c'est bien mais quand on n'a jamais vécu cette tragédie on peut pas comprendre.
Je vous remercie d'avoir lu mon histoire si ça n'a pas était trop long.
Au plaisir de vous lire en retour.
Audrey et Sienna