Re: IMG pour x fragile
Posté : 08 septembre 2026, 14:15
Je te fais ici un retour de mon expérience Mathilde, en espérant que cela puisse t'aider pour tes propres décisions.
Je suis tombée enceinte en avril 2023, facilement après avoir arreté ma pilule en janvier, j'ai alors 33ans, ma grossesse se déroule sans complication et j'accouche fin décembre 2023 d'une petite fille en parfaite santé.
On décide avec mon conjoint d'un 2ie enfant fin 2024, je retombe enceinte assez facilement début mars, echo T1 sans anomalie, écho T2 découverte de graves malformations osseuses notamment au niveau de la cage thoracique mais aussi des membres.
Je bascule vers une prise en charge au chu où une img est assez vite décidée en juillet dernier car la malforation thoracique notamment ne permettrait pas au bébé de respirer correctement à la naissance. Après l'img une autopsie est réalisée et pose l'hypothèse d'une maladie osseuse congénitale de la famille des cilliopathies, des pathologies autosomiques récessives donc avec mon conjoint nous serions porteurs sains d'une mutation génétique et avons 1risque sur 4 de transmettre la maladie à nos enfants. Bien sûr nous n'étions pas au courant et aucun probleme dans nos familles donc douche froide.
S'en suit un temps d'attente des résultats génétiques qui fut assez rapide dans notre cas (un peu plus d'un mois) qui a confirmé l'hypothèse de ces mutations génétiques et qui les a identifié.
Une fois cette identification faite nous avions le choix. Soit PMA DPI, qui nous permettait d'être sûrs d'emblée que l'embryon serait sain pour cette pathologie. Soit une grossesse naturelle avec détection précoce par prise de mon sang (à 12SA) de l'éventuelle présence de la mutation paternelle chez l'embryon. Et si il y avait cette mutation c'était ensuite biopsie tropho à 14SA pour savoir si il y avait aussi ma mutation maternelle ou non.
J'espère être claire c'est un peu compliqué ^^
Nous avons très vite choisi l'option grossesse naturelle avec cette fameuse prise de risque à 1/4. Pour 2 Raisons.
La première, j'ai 35ans, bientôt 36, les temps d'attente pour rentrer dans le parcours pma dpi sur nantes sont de l'ordre de 18mois. Une éternité. Sachant que je n'avais pas eu de difficulté à tomber enceinte les fois précédentes je trouvais ça vraiment dommage.
La deuxième j'ai 35ans et donc un risque de trisomie qui se majore forcément. Or j'ai appris qu'au cours d'un parcours pma dpi on ne fait pas de caryotype de l'embryon qu'on implante. On vérifie juste le "gêne malade". Ce que je trouve absurde. Potentiellement on implante donc un embryon non viable avec une abberation chromosique qui va aboutir à une fausse couche ou au mieux à la décision de poursuivre ou non une grossesse T21 par exemple.
Nous sommes donc repartis en essai bébé. J'ai fais une fausse couche précoce en décembre 2025. Fin d'année vraiment pourrie.
Puis débute 2026. Toujours avec cette volonté d'un 2ie enfant. sauf que là... pas de grossesse qui démarre. Je vais donc voir ma sage-femme qui me fait une écho (au 5ie mois d'essai bébé) : ovaires d'allure polykystiques.
Nouvelle douche froide. Je n'ai jamais eu de cycles très irréguliers. J'ai réussi à tomber enceinte 3fois facilement et finalement à l'écho mes ovaires sont polykystiques... Je crois que j'ai vraiment failli toucher le fond à ce moment là.
Je repars avec ma prescription de bilan sanguin hormonale et un rdv gynéco spécialisé pma. Bilan que finalement je n'ai jamais pu faire puisque finalement je suis tombée enceinte le mois suivant.
Mais j'étais prête dans ma tête à partir sur un parcours pma "classique" et plus rapide qu'une pma dpi et faire ensuite les dépistages précoces de début de grossesse. C'était un choix de timing encore une fois.
Et ce début de grossesse a été extremement anxiogène, j'ai essayé "d'oublier" que j'étais enceinte jusqu'à la fameuse prise de sang de 12SA, qui pour notre plus grand bonheur s'est avérée négative.
Depuis je suis en suivi de grossesse à priori "classique" même si en écrivant tout ça je me sens assez légitime à avoir un suivi gynéco sur un chu ^^
Pour résumer, je comprends tellement ce besoin viscéral d'avoir ce bébé. Même aujourd'hui si on m'annonce que cette grossesse n'abouti pas, je m'effondre d'abord évidemment mais je sais que derrière je recommencerai quoi qu'il arrive.
Je t'ai épargné l'aspect émotionnel de ces 12 derniers mois mais bien sûr j'étais désespérée à chaque étape. J'ai sans doute vécu les 12 mois les plus difficiles de ma vie et pourtant j'avais l'immense chance d'avoir ma petite fille en pleine forme qui était un soleil du quotidien. Je ne sais pas exactement ce qu'il en est de ton SOPK mais me concernant juste l'échographie n'a pas posé le diagnostic et ne m'empeche pas d'avoir à priori un fonctionnement hormonal plutôt optimal.
Je suis d'accord avec Pauline renseigne toi pour les délais des centres proches de chez toi.
Je te souhaite de faire les meilleurs choix pour toi.
N'hésite pas à venir parler ici si tu veux, perso ça m'a bcp aidé
Je suis tombée enceinte en avril 2023, facilement après avoir arreté ma pilule en janvier, j'ai alors 33ans, ma grossesse se déroule sans complication et j'accouche fin décembre 2023 d'une petite fille en parfaite santé.
On décide avec mon conjoint d'un 2ie enfant fin 2024, je retombe enceinte assez facilement début mars, echo T1 sans anomalie, écho T2 découverte de graves malformations osseuses notamment au niveau de la cage thoracique mais aussi des membres.
Je bascule vers une prise en charge au chu où une img est assez vite décidée en juillet dernier car la malforation thoracique notamment ne permettrait pas au bébé de respirer correctement à la naissance. Après l'img une autopsie est réalisée et pose l'hypothèse d'une maladie osseuse congénitale de la famille des cilliopathies, des pathologies autosomiques récessives donc avec mon conjoint nous serions porteurs sains d'une mutation génétique et avons 1risque sur 4 de transmettre la maladie à nos enfants. Bien sûr nous n'étions pas au courant et aucun probleme dans nos familles donc douche froide.
S'en suit un temps d'attente des résultats génétiques qui fut assez rapide dans notre cas (un peu plus d'un mois) qui a confirmé l'hypothèse de ces mutations génétiques et qui les a identifié.
Une fois cette identification faite nous avions le choix. Soit PMA DPI, qui nous permettait d'être sûrs d'emblée que l'embryon serait sain pour cette pathologie. Soit une grossesse naturelle avec détection précoce par prise de mon sang (à 12SA) de l'éventuelle présence de la mutation paternelle chez l'embryon. Et si il y avait cette mutation c'était ensuite biopsie tropho à 14SA pour savoir si il y avait aussi ma mutation maternelle ou non.
J'espère être claire c'est un peu compliqué ^^
Nous avons très vite choisi l'option grossesse naturelle avec cette fameuse prise de risque à 1/4. Pour 2 Raisons.
La première, j'ai 35ans, bientôt 36, les temps d'attente pour rentrer dans le parcours pma dpi sur nantes sont de l'ordre de 18mois. Une éternité. Sachant que je n'avais pas eu de difficulté à tomber enceinte les fois précédentes je trouvais ça vraiment dommage.
La deuxième j'ai 35ans et donc un risque de trisomie qui se majore forcément. Or j'ai appris qu'au cours d'un parcours pma dpi on ne fait pas de caryotype de l'embryon qu'on implante. On vérifie juste le "gêne malade". Ce que je trouve absurde. Potentiellement on implante donc un embryon non viable avec une abberation chromosique qui va aboutir à une fausse couche ou au mieux à la décision de poursuivre ou non une grossesse T21 par exemple.
Nous sommes donc repartis en essai bébé. J'ai fais une fausse couche précoce en décembre 2025. Fin d'année vraiment pourrie.
Puis débute 2026. Toujours avec cette volonté d'un 2ie enfant. sauf que là... pas de grossesse qui démarre. Je vais donc voir ma sage-femme qui me fait une écho (au 5ie mois d'essai bébé) : ovaires d'allure polykystiques.
Nouvelle douche froide. Je n'ai jamais eu de cycles très irréguliers. J'ai réussi à tomber enceinte 3fois facilement et finalement à l'écho mes ovaires sont polykystiques... Je crois que j'ai vraiment failli toucher le fond à ce moment là.
Je repars avec ma prescription de bilan sanguin hormonale et un rdv gynéco spécialisé pma. Bilan que finalement je n'ai jamais pu faire puisque finalement je suis tombée enceinte le mois suivant.
Mais j'étais prête dans ma tête à partir sur un parcours pma "classique" et plus rapide qu'une pma dpi et faire ensuite les dépistages précoces de début de grossesse. C'était un choix de timing encore une fois.
Et ce début de grossesse a été extremement anxiogène, j'ai essayé "d'oublier" que j'étais enceinte jusqu'à la fameuse prise de sang de 12SA, qui pour notre plus grand bonheur s'est avérée négative.
Depuis je suis en suivi de grossesse à priori "classique" même si en écrivant tout ça je me sens assez légitime à avoir un suivi gynéco sur un chu ^^
Pour résumer, je comprends tellement ce besoin viscéral d'avoir ce bébé. Même aujourd'hui si on m'annonce que cette grossesse n'abouti pas, je m'effondre d'abord évidemment mais je sais que derrière je recommencerai quoi qu'il arrive.
Je t'ai épargné l'aspect émotionnel de ces 12 derniers mois mais bien sûr j'étais désespérée à chaque étape. J'ai sans doute vécu les 12 mois les plus difficiles de ma vie et pourtant j'avais l'immense chance d'avoir ma petite fille en pleine forme qui était un soleil du quotidien. Je ne sais pas exactement ce qu'il en est de ton SOPK mais me concernant juste l'échographie n'a pas posé le diagnostic et ne m'empeche pas d'avoir à priori un fonctionnement hormonal plutôt optimal.
Je suis d'accord avec Pauline renseigne toi pour les délais des centres proches de chez toi.
Je te souhaite de faire les meilleurs choix pour toi.
N'hésite pas à venir parler ici si tu veux, perso ça m'a bcp aidé