Re: Plus que quelques jours...(IMG T21)
Posté : 04 août 2026, 13:18
Bonjour Pépin,
En vous lisant, j’ai l’impression de vivre exactement ce que traverse ma fille de 34 ans. Elle est enceinte d’une petite fille porteuse de trisomie 21
Et ce qui rend cette épreuve encore plus difficile, c’est l’attente. Ma fille a dû patienter près d’un mois après son amniocentèse avant d’obtenir le résultat du caryotype de son bébé.
Un mois d’angoisse, d’espoir, de questions sans réponse et de souffrance psychologique.
Je comprends qu’il existe des délais techniques, mais lorsqu’il s’agit d’une décision aussi lourde de conséquences, on ne peut s’empêcher de penser que tout devrait être mis en œuvre pour raccourcir cette attente.
Cela aurait évité bien des semaines de détresse et de douleur à 2 jeunes parents déjà profondément éprouvés.
La décision a finalement été prise, car le couple n’a pas les épaules pour accompagner un enfant lourdement handicapé tout au long de sa vie. C’est une décision qu’aucun parent ne prend de gaieté de cœur.
Ma fille et mon beau-fils sont anéantis. Ils ne comprennent pas pourquoi c’est tombé sur eux. Ils pleurent à la vue du moindre bébé, peu importe où ils se trouvent. C’est un deuil immense, celui de l’enfant qu’ils imaginaient.
À 17 SA ma fille vient de prendre le médicament qui déclenche la procédure et, jeudi prochain, elle devra se rendre aux urgences, où tout est déjà organisé, pour l’expulsion.
En tant que maman et future grand-mère, je suis moi-même dévastée. C’est une épreuve terrible, car cela signifie mettre fin à la vie d’un être innocent. Mais je sais aussi que l’amour ne suffit pas toujours lorsqu’on n’a pas les ressources physiques et psychologiques pour offrir à un enfant les soins dont il aura besoin toute sa vie.
À 69 ans, je n’ai pas la force d’élever un enfant porteur de trisomie. C’est une réalité douloureuse, mais il faut aussi avoir le courage de regarder les choses telles qu’elles sont, sans juger ceux qui prennent cette décision.
Certains parleront de choix, d’autres de fatalité. Chacun vit cette épreuve avec sa conscience et son histoire. Pour notre famille, ce n’est ni un manque d’amour ni un geste de facilité ni un problème financier. C’est simplement la décision la plus déchirante que nous ayons eu à accepter.
Et même si certains ne comprendront jamais cette décision, je leur souhaite sincèrement de n’avoir jamais à la prendre eux-mêmes. Tant qu’on n’y est pas confronté, il est facile de dire ce qu’on ferait. Quand cela vous tombe dessus, toutes les certitudes s’effondrent.
Nous porterons toujours cette petite fille dans notre cœur. Elle était attendue, aimée et désirée. Son absence laissera un vide immense dans notre famille.
Je respecte profondément les personnes qui choisissent de poursuivre une grossesse malgré un diagnostic difficile. Mais j’aimerais que ce respect existe aussi dans l’autre sens.
Personne ne connaît les capacités, les limites ou les souffrances d’une famille. Il ne devrait pas y avoir de jugement lorsqu’une décision est prise après des semaines d’angoisse, de larmes et de réflexion.
Je voulais simplement vous dire que je suis de tout cœur avec vous. Même si chaque histoire est différente, je comprends profondément ce que vous traversez aujourd’hui.
Je vous souhaite énormément de courage pour les jours et les semaines à venir. Prenez soin de vous, ne culpabilisez pas et entourez-vous des personnes qui vous aiment. Je vous envoie tout mon soutien et toute ma compassion.
En vous lisant, j’ai l’impression de vivre exactement ce que traverse ma fille de 34 ans. Elle est enceinte d’une petite fille porteuse de trisomie 21
Et ce qui rend cette épreuve encore plus difficile, c’est l’attente. Ma fille a dû patienter près d’un mois après son amniocentèse avant d’obtenir le résultat du caryotype de son bébé.
Un mois d’angoisse, d’espoir, de questions sans réponse et de souffrance psychologique.
Je comprends qu’il existe des délais techniques, mais lorsqu’il s’agit d’une décision aussi lourde de conséquences, on ne peut s’empêcher de penser que tout devrait être mis en œuvre pour raccourcir cette attente.
Cela aurait évité bien des semaines de détresse et de douleur à 2 jeunes parents déjà profondément éprouvés.
La décision a finalement été prise, car le couple n’a pas les épaules pour accompagner un enfant lourdement handicapé tout au long de sa vie. C’est une décision qu’aucun parent ne prend de gaieté de cœur.
Ma fille et mon beau-fils sont anéantis. Ils ne comprennent pas pourquoi c’est tombé sur eux. Ils pleurent à la vue du moindre bébé, peu importe où ils se trouvent. C’est un deuil immense, celui de l’enfant qu’ils imaginaient.
À 17 SA ma fille vient de prendre le médicament qui déclenche la procédure et, jeudi prochain, elle devra se rendre aux urgences, où tout est déjà organisé, pour l’expulsion.
En tant que maman et future grand-mère, je suis moi-même dévastée. C’est une épreuve terrible, car cela signifie mettre fin à la vie d’un être innocent. Mais je sais aussi que l’amour ne suffit pas toujours lorsqu’on n’a pas les ressources physiques et psychologiques pour offrir à un enfant les soins dont il aura besoin toute sa vie.
À 69 ans, je n’ai pas la force d’élever un enfant porteur de trisomie. C’est une réalité douloureuse, mais il faut aussi avoir le courage de regarder les choses telles qu’elles sont, sans juger ceux qui prennent cette décision.
Certains parleront de choix, d’autres de fatalité. Chacun vit cette épreuve avec sa conscience et son histoire. Pour notre famille, ce n’est ni un manque d’amour ni un geste de facilité ni un problème financier. C’est simplement la décision la plus déchirante que nous ayons eu à accepter.
Et même si certains ne comprendront jamais cette décision, je leur souhaite sincèrement de n’avoir jamais à la prendre eux-mêmes. Tant qu’on n’y est pas confronté, il est facile de dire ce qu’on ferait. Quand cela vous tombe dessus, toutes les certitudes s’effondrent.
Nous porterons toujours cette petite fille dans notre cœur. Elle était attendue, aimée et désirée. Son absence laissera un vide immense dans notre famille.
Je respecte profondément les personnes qui choisissent de poursuivre une grossesse malgré un diagnostic difficile. Mais j’aimerais que ce respect existe aussi dans l’autre sens.
Personne ne connaît les capacités, les limites ou les souffrances d’une famille. Il ne devrait pas y avoir de jugement lorsqu’une décision est prise après des semaines d’angoisse, de larmes et de réflexion.
Je voulais simplement vous dire que je suis de tout cœur avec vous. Même si chaque histoire est différente, je comprends profondément ce que vous traversez aujourd’hui.
Je vous souhaite énormément de courage pour les jours et les semaines à venir. Prenez soin de vous, ne culpabilisez pas et entourez-vous des personnes qui vous aiment. Je vous envoie tout mon soutien et toute ma compassion.