Bonjour à toutes,
J’ai accouché de mon petit amour le 1er juillet dernier, au début du 5ᵉ mois de grossesse.
Au fil des semaines, j’ai réussi à avancer, autant que possible. J’ai repris le travail il y a trois semaines, ce qui m’a d’abord fait du bien : retrouver un rythme, des échanges, une vie sociale.
Mais depuis quelques jours, j’ai l’impression de me reprendre de plein fouet le mur de l’absence de mon bébé. Au travail, les discussions tournent beaucoup autour des enfants, et avec la rentrée cela s’intensifie. Au début, j’arrivais à entendre ces histoires avec plaisir, mais aujourd’hui elles me touchent beaucoup plus, même si je sais bien que les autres ont simplement une vie qui continue.
J’ai aussi eu mon rendez-vous post-accouchement, avec le feu vert pour reprendre les essais. Je pensais ressentir du soulagement, mais c’est finalement l’inverse qui s’est produit. J’ai l’impression de trahir mon bébé, comme si envisager une nouvelle grossesse revenait à tourner la page de son histoire, alors que je ne veux pas l’oublier.
Je sais que cette pensée n’est pas rationnelle, mais elle me fait beaucoup de peine.
Est-ce que certaines d’entre vous ont ressenti cette ambivalence ? Cette impression d’avancer tout en ayant peur de laisser son bébé derrière soi ? Comment avez-vous vécu la perspective d’une nouvelle grossesse ? Est-ce que ces doutes sont normaux, ou est-ce simplement que le moment n’est pas encore venu ?
Merci pour vos partages et vos témoignages qui me font toujours beaucoup de bien au quotidien.
Continuer à avancer
Re: Continuer à avancer
Chère Aurore,
Merci pour tes mots qui me parlent tant. Tout ce que tu ressens est légitime, surtout à peine 2 mois après la perte de votre petit amour. Les émotions peuvent être encore très vives, et c'est bien normal.
Dans mon cas, cela fait 6 mois que nous avons perdu notre fille. Les émotions se sont grandement apaisées, et je crois avoir retrouvé un semblant de stabilité émotionnelle depuis un bon mois. Cela dit, tout cela fluctue d'un jour à l'autre, voire au sein d'une même journée. Il y a des jours, même des semaines entières, plus difficiles que d'autres. Ce sont des vagues, qui vont et qui viennent, et nous apprenons à naviguer dans cet océan qu'est le deuil. Parfois, j'ai des semaines complètes sans pleurer, ni me sentir trop envahie par le chagrin. Puis, il suffit d'un mot, d'une odeur, d'une image pour me plonger dans l'immensité du manque. J'essaye au maximum de laisser passer la vague, de l'accepter, d'en parler (ou d'écrire !)... Finalement d'en faire ce que tu veux, mais de la vivre. C'est vraiment ce qui me fait avancer, essayer au maximum d'accueillir les émotions telles qu'elles viennent à moi. Elles sont là pour me signaler quelque chose et j'essaye d'écouter ce message. Et je tente aussi de ne pas me culpabiliser. Ce que je ressens est légitime. Comment il en serait autrement ? Comment ne pas éprouver de chagrin, de colère, de jalousie, après ce que nous avons vécu ? Ce n'est pas toujours évident d'appliquer tout ça, et c'est normal. C'est un long chemin...
Moi aussi j'ai réussi à prendre du recul lors des conversations "enfants" au travail ou quand je voyais des femmes enceintes/bébés. Je peux passer des semaines sans que ça ne me travaille trop. Puis, arrive un jour où, si, ça m'impacte frontalement et ça me renvoie à notre histoire. Parfois, je pourrais tolérer toutes les maladresses des uns et des autres avec le sourire, puis d'un jour à l'autre perdre complètement patience à en être même horripilée par la bienveillance de mes proches. L'ambivalence... Mais là encore, ça va et ça vient et j'essaye d'accepter et surtout de m'écouter. Ce n'est pas toujours possible d'éviter les conversations "enfants" au travail, mais j'essaye parfois de me protéger et me mettre dans ma bulle quand je sens que ça m'atteint trop. Penser à soi et prendre soin de soi au maximum.
Sentir que l'on avance c'est souvent culpabilisant, surtout dans les premiers temps. J'avais moi aussi le sentiment de trahir mon bébé, notamment la première fois que je me suis réveillée sans penser à elle directement, puis quand j'ai commencé à "ranger" ses petites affaires, ou quand le 4 août j'ai oublié que c'était "ses 5 mois", etc. La liste est longue de toutes ces fois où la culpabilité m'a terrassée. J'essaye au maximum de prendre du recul et d'être rationnelle. Mais ce n'est pas toujours possible d'être dans la raison quand les émotions sont aussi puissantes. Quoi qu'il en soit, je crois que ces moments de culpabilité prennent chaque jour moins de place, le temps aide à être plus doux avec soi-même. Ce qui m'aide de manière générale, c'est de faire vivre au maximum le souvenir de notre fille. On parle d'elle, on l'imagine, on lui envoie des baisers au ciel, on l'évoque avec nos proches (avec ceux qui se sentent à l'aise), on embrasse sa photo, on écrit son prénom, etc. Ce sont des petits moments, des petites actions qui aident à se connecter à son bébé et à ancrer le souvenir dans la vie quotidienne. Je trouve que ça accompagne dans le deuil et ça aide à ne pas trop culpabiliser à la moindre occasion. Mais là aussi, ça va et ça vient...
Je n'ai pas assez de recul pour savoir comment évolue le souvenir après des mois et des années, mais de ce que je lis ici et là (et selon mon ressenti personnel), jamais il ne disparaît. Il prendra sûrement des formes et des intensités différentes selon les moments de ta vie, mais il t'accompagnera jusqu'au bout. Sois-sûre que tu n'oublieras jamais ton petit bébé d'amour, même si un jour tu y penses moins intensément, même si un jour tu te prends à rêver d'une autre grossesse, même si un jour tu embrasses un nouvel enfant. Ton bébé ne sera jamais derrière toi, il sera toujours AVEC toi.
Concernant une prochaine grossesse, je crois que c'est tout à fait humain de se projeter. Ça ne signifie en rien tourner la page, simplement continuer à écrire l'histoire... Il n'y a pas de règle, pas de bon ou mauvais moment pour y penser, ni pour se lancer. Il faut s'écouter, en parler avec son/sa partenaire, essayer de prendre de la distance avec tous les témoignages/conseils, ne pas trop se comparer... Aussi simple que ça finalement !
Il y a beaucoup de femmes pour qui le besoin de retomber enceinte est immédiat et viscéral. Pour d'autres, ça prend plus de temps. On ne contrôle pas, chacun son rythme...
Pour nous, la perspective d'une nouvelle grossesse ne s'est pas du tout profilée immédiatement après l'IMG. Aujourd'hui, on se sent prêts, sans non plus en faire une fixation (pour l'instant !), on verra... Le projet d'une nouvelle grossesse fait évidemment naître de nouveaux doutes, de nouvelles inquiétudes. Le désir d'être enceinte qui grandit proportionnellement à l'angoisse totale d'être enceinte, la déception qui se mêle à un certain soulagement quand arrivent les règles... L'ambivalence, encore et toujours ! Finalement, je pense qu'il faut l'accepter cette ambivalence, qu'elle est propre à la parentalité, et à l'être humain de manière générale. Écoute-toi, fais-toi confiance, faites-vous confiance et entourez-vous de belles âmes qui vous accompagneront sur le chemin que vous avez choisi/choisirez.
Je t'envoie de gros bisous virtuels, ainsi que de doux baisers au ciel pour votre bébé et au plaisir de te lire une autre fois. Prenez bien soin de vous.
Juliette
Merci pour tes mots qui me parlent tant. Tout ce que tu ressens est légitime, surtout à peine 2 mois après la perte de votre petit amour. Les émotions peuvent être encore très vives, et c'est bien normal.
Dans mon cas, cela fait 6 mois que nous avons perdu notre fille. Les émotions se sont grandement apaisées, et je crois avoir retrouvé un semblant de stabilité émotionnelle depuis un bon mois. Cela dit, tout cela fluctue d'un jour à l'autre, voire au sein d'une même journée. Il y a des jours, même des semaines entières, plus difficiles que d'autres. Ce sont des vagues, qui vont et qui viennent, et nous apprenons à naviguer dans cet océan qu'est le deuil. Parfois, j'ai des semaines complètes sans pleurer, ni me sentir trop envahie par le chagrin. Puis, il suffit d'un mot, d'une odeur, d'une image pour me plonger dans l'immensité du manque. J'essaye au maximum de laisser passer la vague, de l'accepter, d'en parler (ou d'écrire !)... Finalement d'en faire ce que tu veux, mais de la vivre. C'est vraiment ce qui me fait avancer, essayer au maximum d'accueillir les émotions telles qu'elles viennent à moi. Elles sont là pour me signaler quelque chose et j'essaye d'écouter ce message. Et je tente aussi de ne pas me culpabiliser. Ce que je ressens est légitime. Comment il en serait autrement ? Comment ne pas éprouver de chagrin, de colère, de jalousie, après ce que nous avons vécu ? Ce n'est pas toujours évident d'appliquer tout ça, et c'est normal. C'est un long chemin...
Moi aussi j'ai réussi à prendre du recul lors des conversations "enfants" au travail ou quand je voyais des femmes enceintes/bébés. Je peux passer des semaines sans que ça ne me travaille trop. Puis, arrive un jour où, si, ça m'impacte frontalement et ça me renvoie à notre histoire. Parfois, je pourrais tolérer toutes les maladresses des uns et des autres avec le sourire, puis d'un jour à l'autre perdre complètement patience à en être même horripilée par la bienveillance de mes proches. L'ambivalence... Mais là encore, ça va et ça vient et j'essaye d'accepter et surtout de m'écouter. Ce n'est pas toujours possible d'éviter les conversations "enfants" au travail, mais j'essaye parfois de me protéger et me mettre dans ma bulle quand je sens que ça m'atteint trop. Penser à soi et prendre soin de soi au maximum.
Sentir que l'on avance c'est souvent culpabilisant, surtout dans les premiers temps. J'avais moi aussi le sentiment de trahir mon bébé, notamment la première fois que je me suis réveillée sans penser à elle directement, puis quand j'ai commencé à "ranger" ses petites affaires, ou quand le 4 août j'ai oublié que c'était "ses 5 mois", etc. La liste est longue de toutes ces fois où la culpabilité m'a terrassée. J'essaye au maximum de prendre du recul et d'être rationnelle. Mais ce n'est pas toujours possible d'être dans la raison quand les émotions sont aussi puissantes. Quoi qu'il en soit, je crois que ces moments de culpabilité prennent chaque jour moins de place, le temps aide à être plus doux avec soi-même. Ce qui m'aide de manière générale, c'est de faire vivre au maximum le souvenir de notre fille. On parle d'elle, on l'imagine, on lui envoie des baisers au ciel, on l'évoque avec nos proches (avec ceux qui se sentent à l'aise), on embrasse sa photo, on écrit son prénom, etc. Ce sont des petits moments, des petites actions qui aident à se connecter à son bébé et à ancrer le souvenir dans la vie quotidienne. Je trouve que ça accompagne dans le deuil et ça aide à ne pas trop culpabiliser à la moindre occasion. Mais là aussi, ça va et ça vient...
Je n'ai pas assez de recul pour savoir comment évolue le souvenir après des mois et des années, mais de ce que je lis ici et là (et selon mon ressenti personnel), jamais il ne disparaît. Il prendra sûrement des formes et des intensités différentes selon les moments de ta vie, mais il t'accompagnera jusqu'au bout. Sois-sûre que tu n'oublieras jamais ton petit bébé d'amour, même si un jour tu y penses moins intensément, même si un jour tu te prends à rêver d'une autre grossesse, même si un jour tu embrasses un nouvel enfant. Ton bébé ne sera jamais derrière toi, il sera toujours AVEC toi.
Concernant une prochaine grossesse, je crois que c'est tout à fait humain de se projeter. Ça ne signifie en rien tourner la page, simplement continuer à écrire l'histoire... Il n'y a pas de règle, pas de bon ou mauvais moment pour y penser, ni pour se lancer. Il faut s'écouter, en parler avec son/sa partenaire, essayer de prendre de la distance avec tous les témoignages/conseils, ne pas trop se comparer... Aussi simple que ça finalement !
Il y a beaucoup de femmes pour qui le besoin de retomber enceinte est immédiat et viscéral. Pour d'autres, ça prend plus de temps. On ne contrôle pas, chacun son rythme...
Pour nous, la perspective d'une nouvelle grossesse ne s'est pas du tout profilée immédiatement après l'IMG. Aujourd'hui, on se sent prêts, sans non plus en faire une fixation (pour l'instant !), on verra... Le projet d'une nouvelle grossesse fait évidemment naître de nouveaux doutes, de nouvelles inquiétudes. Le désir d'être enceinte qui grandit proportionnellement à l'angoisse totale d'être enceinte, la déception qui se mêle à un certain soulagement quand arrivent les règles... L'ambivalence, encore et toujours ! Finalement, je pense qu'il faut l'accepter cette ambivalence, qu'elle est propre à la parentalité, et à l'être humain de manière générale. Écoute-toi, fais-toi confiance, faites-vous confiance et entourez-vous de belles âmes qui vous accompagneront sur le chemin que vous avez choisi/choisirez.
Je t'envoie de gros bisous virtuels, ainsi que de doux baisers au ciel pour votre bébé et au plaisir de te lire une autre fois. Prenez bien soin de vous.
Juliette
Nora, ma douce envolée le 04/03/26 (IMG à 22SA)
Re: Continuer à avancer
Bonjour Juliette,
Je te suis extrêmement reconnaissante d’avoir pris le temps de me répondre si longuement. Tes mots m’ont énormément réconfortée dans une période qui devenait particulièrement difficile pour moi.
Je vois que nous avons perdu nos bébés quasiment au même stade de la grossesse. J’aurai une pensée toute particulière pour nos deux petites étoiles, notamment ta douce Nora ce soir avant de m’endormir, et je t’adresse par la même occasion toutes mes pensées de réconfort.
J’apprends peu à peu à découvrir ces « vagues » qui m’étaient jusqu’alors inconnues. J’ai pourtant déjà perdu des êtres proches et traversé des périodes de deuil, mais je dois avouer que la perte d’un enfant à naître revêt une dimension particulière. Je ne peux m’empêcher de me projeter dans cet avenir qui n’existera pas avec notre bébé : imaginer à quoi il aurait ressemblé, quel aurait été son caractère, quelles auraient été ses petites manies… Tantôt cela m’apaise, tantôt cela fait couler mes larmes, mais dans les deux cas, cela me permet de laisser sortir mes émotions.
J’ai suivi tes conseils pour traverser cette vague : j’ai beaucoup parlé de mes émotions avec mon compagnon et j’ai également ressenti le besoin de revoir les photos et les empreintes de notre petit garçon prises à la maternité. Même si cela n’a pas été facile sur le moment, cela m’a finalement permis de remettre un peu de rationalité sur tout ce que nous avions vécu, comme si j’avais besoin de me rappeler que tout cela avait bien existé, que notre petit garçon avait bel et bien eu une existence, aussi courte soit-elle.
La vie n’a pas attendu pour reprendre son cours, notamment avec le travail. Elle avance aussi pour notre entourage, et comment leur en vouloir ? Pourtant, mon propre rythme a profondément changé.
J’ai également pris un peu de distance avec les discussions autour des enfants. Je pense qu’il est effectivement important de s’écouter et de ne pas s’imposer des douleurs inutiles. Nous avons déjà suffisamment souffert, et personne ne pourrait nous en vouloir de nous protéger un peu.
Encore une fois, un immense merci à toi pour le temps que tu m’as accordé et pour tes mots qui m’ont fait beaucoup de bien.
Je nous souhaite à toutes les deux, malgré ce que nous avons traversé, un avenir rempli de petits bonheurs simples et précieux au quotidien.
Je te suis extrêmement reconnaissante d’avoir pris le temps de me répondre si longuement. Tes mots m’ont énormément réconfortée dans une période qui devenait particulièrement difficile pour moi.
Je vois que nous avons perdu nos bébés quasiment au même stade de la grossesse. J’aurai une pensée toute particulière pour nos deux petites étoiles, notamment ta douce Nora ce soir avant de m’endormir, et je t’adresse par la même occasion toutes mes pensées de réconfort.
J’apprends peu à peu à découvrir ces « vagues » qui m’étaient jusqu’alors inconnues. J’ai pourtant déjà perdu des êtres proches et traversé des périodes de deuil, mais je dois avouer que la perte d’un enfant à naître revêt une dimension particulière. Je ne peux m’empêcher de me projeter dans cet avenir qui n’existera pas avec notre bébé : imaginer à quoi il aurait ressemblé, quel aurait été son caractère, quelles auraient été ses petites manies… Tantôt cela m’apaise, tantôt cela fait couler mes larmes, mais dans les deux cas, cela me permet de laisser sortir mes émotions.
J’ai suivi tes conseils pour traverser cette vague : j’ai beaucoup parlé de mes émotions avec mon compagnon et j’ai également ressenti le besoin de revoir les photos et les empreintes de notre petit garçon prises à la maternité. Même si cela n’a pas été facile sur le moment, cela m’a finalement permis de remettre un peu de rationalité sur tout ce que nous avions vécu, comme si j’avais besoin de me rappeler que tout cela avait bien existé, que notre petit garçon avait bel et bien eu une existence, aussi courte soit-elle.
La vie n’a pas attendu pour reprendre son cours, notamment avec le travail. Elle avance aussi pour notre entourage, et comment leur en vouloir ? Pourtant, mon propre rythme a profondément changé.
J’ai également pris un peu de distance avec les discussions autour des enfants. Je pense qu’il est effectivement important de s’écouter et de ne pas s’imposer des douleurs inutiles. Nous avons déjà suffisamment souffert, et personne ne pourrait nous en vouloir de nous protéger un peu.
Encore une fois, un immense merci à toi pour le temps que tu m’as accordé et pour tes mots qui m’ont fait beaucoup de bien.
Je nous souhaite à toutes les deux, malgré ce que nous avons traversé, un avenir rempli de petits bonheurs simples et précieux au quotidien.
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Axel&baby4
- Messages : 931
- Enregistré le : 27 mars 2022, 16:38
Re: Continuer à avancer
Bonjour Aurore,
5 ans après, chaque date, chaque émotion sont dans ma tête. J’ai beaucoup lu sur le deuil périnatal et il y à plusieurs choses qui m’ont aidées notamment sur le sujet d’avoir du mal à avancer sans avoir l’impression de trahir notre bébé.
Il paraîtrait que nous conservons des cellules (est-ce le bon mot scientifique, je ne sais pas) qui ont appartenu à notre bébé au sein de notre corps et je trouve cette idée très belle. J’ai également fait faire un bracelet à un bijoutier avec un petit médaillon pour chacun de mes enfants ainsi chacun a sa place. Mes enfants savent qu’ils ont deux frères qui ne sont pas avec nous. Et puis il y a un truc un peu étrange dans tout ça mais le fait de culpabiliser pour chaque décision est un syndrome très maternel et donc ton bébé des étoiles t’a fait le cadeau d’être mère : bienvenue dans le monde de la culpabilité et finalement c’est donc bien que tu te sens mère et que tu ne l’oublieras jamais. Ça peut paraître étrange comme notion mais moi ça me parle… peut-être que ça ne parlera pas à tout le monde hein….
Pour la « gestion » des vagues, la psy qui me suivait a l’époque m’avait conseillé de sacraliser des temps dans la journée, la semaine ou le mois selon où j’en étais dans mon deuil pour déculpabiliser et avoir un temps pour mon bébé. Cela permettait aussi de lâcher les émotions à ce moment-là et de mieux vivre le reste du temps.
J’espère que ces quelques mots pourront vous aider.
Je pense bien vos tout-petits et j’espère que quelque part ils rigolent bien tous ensemble en jouant !
Marie
5 ans après, chaque date, chaque émotion sont dans ma tête. J’ai beaucoup lu sur le deuil périnatal et il y à plusieurs choses qui m’ont aidées notamment sur le sujet d’avoir du mal à avancer sans avoir l’impression de trahir notre bébé.
Il paraîtrait que nous conservons des cellules (est-ce le bon mot scientifique, je ne sais pas) qui ont appartenu à notre bébé au sein de notre corps et je trouve cette idée très belle. J’ai également fait faire un bracelet à un bijoutier avec un petit médaillon pour chacun de mes enfants ainsi chacun a sa place. Mes enfants savent qu’ils ont deux frères qui ne sont pas avec nous. Et puis il y a un truc un peu étrange dans tout ça mais le fait de culpabiliser pour chaque décision est un syndrome très maternel et donc ton bébé des étoiles t’a fait le cadeau d’être mère : bienvenue dans le monde de la culpabilité et finalement c’est donc bien que tu te sens mère et que tu ne l’oublieras jamais. Ça peut paraître étrange comme notion mais moi ça me parle… peut-être que ça ne parlera pas à tout le monde hein….
Pour la « gestion » des vagues, la psy qui me suivait a l’époque m’avait conseillé de sacraliser des temps dans la journée, la semaine ou le mois selon où j’en étais dans mon deuil pour déculpabiliser et avoir un temps pour mon bébé. Cela permettait aussi de lâcher les émotions à ce moment-là et de mieux vivre le reste du temps.
J’espère que ces quelques mots pourront vous aider.
Je pense bien vos tout-petits et j’espère que quelque part ils rigolent bien tous ensemble en jouant !
Marie
5 grossesses, 4 accouchements, 3 enfants sur terre, 2 étoiles, un arc-en-ciel 



